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samedi 12 mars 2011

La séduction, caractéristique majeure de la fin des temps. Henri Viaud Murat

Plus la fin approche, et plus la séduction grandit! Mais le Seigneur Jésus nous a avertis, et nous a aussi donné le moyen d’éviter la séduction.

« Comme Jésus s’en allait, au sortir du temple, ses disciples s’approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions. Mais il leur dit: Voyez-vous tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? Jésus leur répondit: Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24: 1-5).

Quand Ses disciples demandent au Seigneur quel sera le signe de Son avènement et de la fin du monde, le Seigneur Jésus répond aussitôt: « Que personne ne vous séduise ».
Le Seigneur savait en effet que le signe de la fin des temps serait la séduction. 

Le verbe grec traduit par « séduire » signifie aussi: « Attirer dans l’erreur, éloigner du droit chemin, écarter de la vérité ».
C’est un verbe qui a un sens similaire à celui du verbe traduit par « apostasier », et qui signifie: « abandonner la vérité, faire défection, chuter dans l’erreur et le mensonge ».
Fondamentalement, Satan est un séducteur. Depuis le Livre de la Genèse, jusqu’au Livre de l’Apocalypse, c’est lui qui s’efforce en permanence de séduire les hommes et de les éloigner de Dieu, en commençant par Eve, et en finissant par les nations de toute la terre.

Satan sait qu’il lui reste peu de temps. C’est pour cela qu’il emploie à fond tous ses puissants moyens de séduction. Et c’est aussi pour cela que le Seigneur Jésus nous demande de prendre garde, afin que personne ne nous séduise!

Toujours dans ce même contexte de la fin des temps, Jésus a dit aussi à Ses disciples:
« Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira » (Matthieu 24: 11-12).
Si beaucoup de faux prophètes pourront séduire beaucoup de gens, c’est parce que l’iniquité se sera accrue, et que l’amour du plus grand nombre se refroidira.
Le Seigneur parle ici de l’Amour-agapé, l’Amour de Dieu, qui est aussi l’Amour de la Vérité et de la Sainteté. Si l’iniquité et le péché grandissent dans le monde, cela ne peut être dû qu’à une diminution parallèle de l’Amour divin chez le plus grand nombre des hommes.

Cet Amour divin nous met en communion directe avec le Seigneur. Si nous sommes remplis de cet Amour, le Seigneur nous maintiendra dans Sa lumière, et nous pourrons éviter la séduction. Mais nous devons prendre garde, et ne jamais cesser d’être très prudents!

Jésus ajoute aussi plus loin:
« Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance. Si donc on vous dit: Voici, il est dans le désert, n’y allez pas; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas » (Matthieu 24: 23-26).
Bien-aimés, ne vous laissez jamais séduire par les prodiges et les miracles! Car même des hommes iniques, que le Seigneur n’a jamais connus comme Ses enfants, accompliront de grands miracles en Son nom!

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7: 15-23).

C’est là que peuvent se laisser séduire beaucoup de Chrétiens, s’ils n’y prennent pas garde! Ils croient à tort que quelqu’un qui fait de grands miracles au nom du Seigneur, est nécessairement un être saint et pur! Quelle erreur!

Ce ne sont donc pas leurs miracles qui nous permettront d’identifier les séducteurs, mais leurs fruits! Et ces fruits, ce sont les divers aspects du fruit de l’Esprit, dont le tout premier est justement l’Amour-agapé:
« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5: 22-25).

Soyons donc « prudents comme des serpents », et prenons le temps de contrôler la présence du fruit de l’Esprit dans la vie de ceux qui se présentent de la part de Christ et en Son nom!
Il est utile de savoir de quelle manière travaille un « bon séducteur ».
Il n’arrivera jamais en vous proposant dès le départ une fausse doctrine! Mais il s’efforcera d’abord de gagner votre coeur, en vous présentant la pure Vérité de la Parole de Dieu.

Au début, vous serez sur vos gardes. Vous contrôlerez soigneusement dans la Parole de Dieu tout ce que cet homme vous dira, et vous ne trouverez rien à redire. Cela durera jusqu’au moment où vous serez convaincus que vous avez affaire à un « vrai serviteur de Dieu », et vous baisserez alors votre garde.
C’est alors que le séducteur commencera à vous « injecter » en douceur les fausses doctrines qu’il tenait secrètement en réserve, jusqu’au moment favorable!

Cela pourra être, par exemple, la doctrine de la « mort spirituelle de Jésus », ou la doctrine affirmant que le Père, le Fils et le Saint-Esprit forment une seule Personne, et que le nom de cette Personne est Jésus.
Cela peut être encore la doctrine du baptême d’eau au nom de Jésus seul, s’opposant au baptême d’eau au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Cette dernière doctrine est sans doute l’une des plus grandes séductions de la fin des temps, l’une de celles qui causent le plus de dégâts dans le Corps de Christ!

En effet, les fausses doctrines les plus graves sont celles qui concernent toujours la Personne et l’oeuvre du Seigneur Jésus, ce que l’apôtre Jean appelle la « doctrine de Christ ». Il recommande d’ailleurs de ne même pas saluer ceux qui ne nous apportent pas la « doctrine de Christ », c’est-à-dire la Vérité de la Parole de Dieu concernant la Personne et l’oeuvre de Christ.
« Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist. Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut! car celui qui lui dit: Salut! participe à ses mauvaises oeuvres » (2 Jean 7-11).

N’oublions jamais que le but de Satan, le grand Séducteur, est de nous éloigner de la Vérité. Or, la Vérité, c’est à la fois le Seigneur Jésus, Sa Personne et Son oeuvre, mais aussi Sa Parole, la Bible.
Pour cela, l’ennemi, et ceux qui le servent, utiliseront toutes sortes de discours séduisants et vains, pour vous détourner de la simplicité de l’Evangile de Christ, et vous promettre des « révélations nouvelles et profondes » qui « bouleverseront votre vie spirituelle »!
« Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion. N’ayez donc aucune part avec eux » (Ephésiens 5: 6-7).

« Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage en la chair, afin qu’ils aient le coeur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans la charité, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants » (Colossiens 2: 1-4).

« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière » (1 Timothée 4: 1-5).

Ces « faux docteurs » se présenteront toujours sous une belle apparence très belle et très pieuse, mais leurs paroles rongeront comme la gangrène!
Nous ne pourrons les discerner, et leur résister avec succès, que si nous avons atteint une certaine maturité dans la foi. Et c’est justement à cela que doivent travailler tous les ministères de direction spirituelle dans l’Eglise: perfectionner les saints, afin qu’ils ne soient plus des enfants facilement influençables et séduits.

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité » (Ephésiens 4: 11-16).

Voilà pourquoi l’apprentissage de la marche par l’esprit est absolument nécessaire pour que nous soyons préservés de la séduction!
Un Chrétien charnel est encore un enfant en Christ, un bébé spirituel. Il est facilement séduit, parce qu’il est encore identifié à la chair, et la chair est pleine de convoitises. La chair n’est attirée que par le péché et la rébellion! 

En revanche, le Chrétien spirituel est celui qui a appris à maintenir la chair dans la mort de la croix. Il est identifié aux pensées et aux désirs purs de son esprit régénéré. Il pratique la justice de Dieu.
« Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste » (1 Jean 3: 4-7).

Ce n’est pas celui qui a de belles paroles de justice dans sa bouche qui est juste, c’est celui qui pratique la justice dans sa vie!
Bien-aimés, la clef pour éviter la séduction, nous l’avons ici: pratiquer la justice de Dieu! Produire le fruit de l’Esprit! Marcher par l’esprit et non plus par la chair!
Pour cela, nous devons être absolument déterminés à ne dépendre que du Seigneur Jésus, et de Lui seul! C’est Lui seul qui nous remplit de Son Esprit de Vérité, de Sainteté et d’Amour, par Lequel nous serons conduits dans toute la Vérité!

Bien-aimés, ne vous attachez jamais à aucun homme, quel qu’il soit, au point de devenir dépendants de lui sur le plan spirituel! Recevez tout le bien que peuvent vous faire ceux qui vous parlent de la part de Dieu, mais ne soyez jamais dépendants d’eux! Ne dépendez que du Seigneur Jésus, de Son Esprit et de Sa Parole!
Seule notre étroite dépendance de Christ Lui permettra de nous conduire dans toutes les voies de Sa Justice, de nous débarrasser de toute emprise de la chair, et de nous apprendre à marcher par l’esprit!
Ceux qui ne veulent pas s’attaquer radicalement à l’emprise de la chair dans leur vie courent le risque de s’endurcir par la séduction du péché. 

« Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement, pendant qu’il est dit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte » (Hébreux 3: 12-15).

Ceux qui se prétendent Chrétiens, mais qui laissent la chair et le péché les dominer complètement, sans crier au Seigneur pour qu’Il les délivre de cette emprise, prouvent par là qu’ils n’ont sans doute jamais été des enfants de Dieu. Car un enfant de Dieu, dans le fond de son coeur, ne prend pas plaisir à l’injustice ni aux oeuvres de la chair. Comme Paul, il s’écrie: « Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort? » (Romains 7: 24).
A la fin des temps, et nous y sommes, étant donné que le péché et l’iniquité s’accroîtront sans cesse, et que l’amour du plus grand nombre se refroidira, la séparation se fera aussi de plus en plus nette entre la véritable Eglise du Seigneur, qui est aussi Son Epouse, et la fausse Eglise, qui est la Babylone spirituelle, l’Eglise de Satan et de l’Antichrist. Et c’est la sainteté et le fruit de l’Esprit qui feront la différence!

« Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu’on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là. Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous? Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés » (2 Thessaloniciens 2: 1-12).

Tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, quand elle leur a été présentée, mais qui ont pris plaisir au péché, à l’injustice et à l’iniquité, iront à la perdition, parce que Dieu Lui-même leur enverra un esprit d’égarement, afin qu’ils soient séduits par le mensonge d’une manière irrémédiable.
C’est ce qui s’est passé quand Dieu a envoyé un esprit de mensonge dans la bouche des faux prophètes de l’impie Roi Achab, afin que celui-ci soit séduit et aille à la mort:
« Et l’Eternel dit: Qui séduira Achab, pour qu’il monte à Ramoth en Galaad et qu’il y périsse? Ils répondirent l’un d’une manière, l’autre d’une autre. Et un esprit vint se présenter devant l’Eternel, et dit: Moi, je le séduirai. L’Eternel lui dit: Comment? Je sortirai, répondit-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L’Eternel dit: Tu le séduiras, et tu en viendras à bout; sors, et fais ainsi! » (1 Rois 22: 20-22).

Mais l’apôtre exhorte et console aussi les disciples bien-aimés du Seigneur:
« Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. C’est à quoi il vous a appelés par notre Evangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos coeurs, et vous affermissent en toute bonne oeuvre et en toute bonne parole! » (2 Thessaloniciens 2: 13-17).

Dieu nous a choisis dès le commencement pour Son salut, par la sanctification de l’Esprit, et par la foi en la vérité!
Le Seigneur Jésus préservera Lui-même de la grande « tentation » (ou séduction) ceux qui Lui seront restés attachés! Voici ce qu’Il dit à l’Eglise fidèle de Philadelphie:
« Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation (mot-à-mot: « de » l’heure de la tentation) qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3: 8-10).

Si nous restons fermes dans les instructions que le Seigneur nous a laissées dans Sa Parole, nous serons affermis en toute bonne oeuvre et en toute bonne parole, et nous pourrons alors, par Sa grâce, persévérer jusqu’à la fin pour être sauvés!

mercredi 2 février 2011

Accepter Christ -2: Le chemin étroit du vrai Evangile qui mène à la Vie. A.W. Tozer

Eh bien, en fin de compte, accepter Christ, c’est accepter ses amis comme vos amis, et quand j’en viens à cette partie, je suis heureux, parce que les amis de Jésus-Christ sont les gens les plus aimables du monde entier. Je n’ai pas honte des amis de mon Sauveur. Oui, je sais qu’il y a quelques chrétiens qui sont un tout petit peu barjots ? Oui, je sais ! Je sais qu’il y en a chez qui ça ne tourne pas tout à fait rond- quelques-uns- et je sais qu’ils font des choses étranges; je sais qu’il y en a qui portent des badges, vous savez, aussi gros qu’une chope de bière, qui disent « Jésus seulement » et ils vont dans la rue et ils font des choses étranges. Mais mes amis, que le Seigneur les bénisse, ils sont bien intentionnés ! Et, parfois, ils gagnent des gens pour le Seigneur quand de dignes personnes comme nous, n’y arrivent pas.

Avez-vous entendu parler de cet homme: c’était un grand prédicateur et il avait un de ses amis, un avocat, qu’il essayait souvent de faire venir écouter le message de la Parole de Dieu, mais celui-ci ne voulait pas venir. Cependant, un jour, il est venu. Dans cette même église, il y avait un homme qui n’était pas forcément très intelligent mais qui avait vraiment un grand cœur. Lorsqu’il vit cet avocat entrer, le prédicateur fut extrêmement inquiet, parce que cette personne, qui avait un grand cœur mais était un peu simple, avait l’habitude de faire le tour de l’église et de demander aux gens s’ils étaient sauvés. Alors il se mit à prier silencieusement que le Seigneur l’aide à prier un grand sermon et qu’il garde cette fameuse personne éloignée de cet avocat, parce qu’il savait que l’avocat était une personne cultivée, respectable, qui s’en irait certainement bien vite si qui que soit l’approchait. Enfin, quand il donna l’invitation pour recevoir le salut après le sermon, de façon prévisible, à sa grande horreur et désolation, ce simple garçon s’est approché de l’avocat et lui a pris la manche et l’avocat est parti. Eh bien, a-t-il dit, je savais que ça allait arriver.

Vers minuit, ce même soir, le téléphone sonna et l’avocat était à l’autre bout du fil et il dit: «Révérend, venez, je veux vous voir.» «Oh, je voulais m’excuser» dit-il, «je me sens si mal à l’aise par rapport à ça.» Il dit: « Par rapport à quoi? » Il dit: « A cause de ce pauvre garçon qui est venu vous voir et vous embêter pendant le service, vous savez.» Il dit: «Venez, s’il vous plaît, je veux vous voir.»

Donc il y alla. Il dit: « Je suis en détresse; mon âme est prête à périr ! Je dois être sauvé; dîtes-moi comment être sauvé!» Il n’a pas fallu longtemps au prédicateur pour amener l’avocat à Jésus-Christ. Quand il eut reçu la lumière de la nouvelle naissance et qu’il fut pardonné et régénéré, le prédicateur s’aventura à lui demander, « Qu’est-ce que c’était exactement dans mon sermon qui vous a amené au Seigneur? » Il dit: «Révérend, rien dans votre sermon.» Il dit: «Vous vous rappelez ce garçon étrange qui faisait le tour et s’en est pris à moi?’ »  Il dit: «Oui, et je voulais m’en excuser.»  «Ne vous excusez pas» dit-il, «C’est comme ça que j’ai été sauvé ! Vous savez ce qu’il m’a dit ? Il m’a dit: ‘Voulez-vous allez au ciel?’ J’ai dit: ‘Non!’ Il a dit, ‘Eh bien, allez en enfer alors!’ et il est parti!».  Il dit: «J’étais en colère, et je suis sorti de l’église mais tandis que je descendais la rue, j’entendais le ciel ou l’enfer, le ciel ou l’enfer, le ciel ou l’enfer» et il dit: «Si ce n’est pas le ciel, c’est l’enfer ! C’est pour cela que je vous ai appelé!»

C’est pourquoi je vous dis mes frères, j’aime le peuple de Dieu et j’accepte ses amis comme mes amis ! Cela ne m’importe pas de quelle couleur ils sont; s’ils sont saints et Ses amis, ce sont mes amis et je n’ai pas honte d’eux ! Je n’ai pas honte de mes amis d’où qu’ils viennent. Je prêche dans des universités et des séminaires et parmi les grands noms et j’ai prêché à des évêques, mais j’aime les gens de Dieu simples et entiers; des gens sans trop d’éducation et peut-être n’ont-ils pas toute la culture et ils pensent que Beethoven était celui qui jouait avant-droit au PSG, et tous ces trucs mais ils sont les brebis de Dieu, ils sont aussi les enfants de Dieu, ils sont mes frères ! J’accepte Ses amis comme mes amis.

Ensuite, croire en Jésus de manière salutaire, c’est accepter ses ennemis comme mes ennemis. Ceci est tout autre chose. Les ennemis du Seigneur Jésus n’auront jamais des excuses de ma part, mes frères! J’ai prié: «Oh, Seigneur… ne permets jamais que je me fasse des amis à tes dépens! Ne permets pas que les églises qui ne t’inviteraient pas, m’invitent. Ne permets pas que ceux qui ne viendraient pas à toi, viennent à moi. Je veux que tes ennemis soient mes ennemis et que tes amis soient mes amis! » J’aime les amis et je n’ai pas peur des ennemis.

Qu’est-ce que Godridge a écrit ? «As-tu un ennemi devant qui j’aurais peur de plaider Ta cause ? As-tu un agneau dans tout Ton troupeau que je ne daignerais pas nourrir?» Et la réponse, c’est Non ! Il n’y a pas d’ennemi devant qui je ne plaiderais pas la cause de Christ ! Il n’y a pas d’agneau que je ne nourrirais pas quelle que soit sa pauvreté ! Donc, j’accepte les ennemis de Christ comme mes ennemis, et j’accepte Ses voies comme mes voies; je prends Ses voies. Je ne viens pas vers Lui pour prendre un badge ou un ticket qui me dit que je suis sauvé, puis ensuite continuer sur mon chemin. Je viens vers Lui et ensuite je marche selon Sa voie ! «Suis-moi» a-t-Il dit. Cela signifie prendre Sa voie; la voie de l’obéissance, la voie de la prière, la voie du service, la voie de la consécration, la voie de l’amour, la voie de la miséricorde, la voie de la sainteté ? Telle est Sa voie.


Prendre sa croix
Et ensuite, j’accepte Son rejet comme mon rejet; c’est cela d’accepter Christ… J’accepte Sa croix comme ma croix, ou du moins, je prends une croix comme ma croix. Jésus Christ dit: «Chargez-vous de votre croix.»
Qu’est-ce que la croix de Christ ? Eh bien quelqu’un a un mal de dents et il dit: « Je vais porter ma croix. » Non, mon frère ! C’est seulement un mal de dents; il se peut que le diable ait mal aux dents, s’il en a ? Je ne sais pas si le diable a des dents… Mais ces choses qui vous arrivent; votre bébé meure ou votre vache tombe malade ou votre culture de maïs ne marche pas, elle ne lève pas, ou la sécheresse frappe votre champ. Vous dites, « C’est ma croix. » Non!  Une croix, c’est quelque chose qu’on prend volontairement, et ces choses-là, vous ne les avez pas choisies volontairement ! Elles font partie des choses qui arrivent pareillement aux justes et aux injustes. Si la température monte à 104 degrés comme ici cette semaine, ce n’est pas une croix ! Tous les pécheurs sur l’autoroute s’essuyaient le front de même que vous, donc ce n’est pas une croix !

Vous ne serez pas récompensés pour avoir essuyé la sueur de votre front par une température de 104 degrés ! Ce n’est pas une croix, c’est simplement quelque chose qui est arrivé. Donc une croix, c’est quelque chose qu’on prend délibérément. C’est l’obéissance à Christ. C’est faire ce que le Seigneur ordonne, et en accepter ensuite les conséquences; si les conséquences constituent une croix, alors prenez votre croix. Jésus Christ n’a pas choisi la croix, c’est-à-dire qu’Il n’a pas choisi la croix en ce sens qu’Il ait voulu mourir sur une croix. Mais il voulait vous sauver, et Il voulait obéir à Dieu et la croix c’était la seule solution, donc Il est allé à la croix parce qu’Il était obéissant à Son Père et qu’Il vous aimait. Et donc la croix, c’est l’obéissance envers Dieu et l’amour pour les hommes et tout ce qu’il peut en résulter de difficile, de dur, ou de pénible, même la mort, c’est cela la croix ! Donc je prends la croix comme Lui a pris Sa croix.

Accepter la vie de Christ comme notre vie :le vrai sens d’accepter Christ
Et ensuite, j’accepte Sa vie comme ma vie. Oh, Dieu merci pour cela ! On ne reste pas sur la croix pour toujours. Il a pris six heures pour mourir, mais maintenant Il vit ? Pour combien de temps ? – pour toujours! Il est revenu des morts, et Il a consterné le diable, confus les pharisiens et effrayé l’empire romain. Il était mort, mais Il vit à nouveau ! Et le chrétien qui est véritablement un chrétien mourra avec Lui mais reviendra aussi des morts; c’est-à-dire qu’il faut mourir maintenant dans cette vie, mourir à vos ambitions, mourir à votre orgueil, et mourir à toutes ces choses dont le monde se glorifie; il faut mourir à tout cela! Le monde se glorifie, et vous, vous mourez. Frère Brown a dit l’autre soir qu’aucun homme n’est en droit de réclamer quoi que ce soit tant qu’il n’est pas mort à cette chose, et il a parfaitement raison ? Je suis d’accord avec lui à cent pour cent.

D’autre part, cela signifie accepter Son avenir comme votre avenir. O merveille des merveilles! Il est revenu de la mort et Il est monté à la droite du Père; un de ces jours Il sera couronné avec toutes les couronnes au monde : la couronne que Dieu Lui mettra sur la tête et ensuite la couronne que Son propre peuple mettra sur Sa tête. Ils viendront du nord et du sud, de l’occident et de l’orient et ils jetteront leurs couronnes à Ses pieds. Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois et ils s’écrieront : «Ô Christ, prends pour Toi la puissance et le règne!» Et vous et moi nous aurons part à cela, si nous suivons Christ. Nous pouvons nous permettre d’endurer quelques dérangements aujourd’hui parce que toute la gloire est dans le futur.

Permettez-moi de vous dire que l’homme qui essaie de retirer les désagréments de votre vie et d’adoucir et d’embellir la croix et de la rendre socialement acceptable, cet homme est votre ennemi! Peu importe s’il est pasteur ou docteur en théologie, c’est votre ennemi ! Cet enseignant, quel qu’il soit, qui vous dit que le christianisme c’est une partie de plaisir et qu’on s’amuse bien, celui-ci vous ment dans la figure, et vous ne devriez pas accepter cela! Le christianisme possède sa gloire, sa joie ineffable et pleine de gloire. Mais il possède également sa croix et Jésus-Christ a porté la croix en vue de la joie qui allait suivre.

Mais nous, enfants charnels, petits agneaux, pauvres saints pitoyables, chrétiens au format de poche, nous n’avons pas envie de prendre la croix ni subir aucun désagrément. Nous ne voulons pas renoncer à nos plaisirs…Dès lors qu’un loisir devient ton seigneur et ton maître et que tu en parles tout le temps, c’est cuit mon frère!… Si tu ne renonces pas à toi-même, tu ne sers pas Dieu. Il t’appelle à prendre Son chemin difficile afin qu’Il puisse poser délicatement Sa couronne sur ton front au jour de Son triomphe. C’est cela que signifie recevoir Christ, accepter Christ, croire en Christ, cela implique tout cela et rien de moins ! Et tout effort que ferait quelqu’un pour vous caresser le dos et vous faire rentrer, cela ne sert à rien!

Le frère Robertson a dit qu’une fois, il avait vu un nid de poule, et qu’il avait vu les poussins casser la coquille avec leur bec, et qu’est-ce que c’était difficile ! Ils luttaient, ils tombaient et se renversaient, et il a dit qu’il avait pitié d’eux du fond de son cœur. Il a dit: «La prochaine fois que je vois éclore des œufs, je vais les aider à sortir.» Donc il a dit que la prochaine fois qu’il a vu des œufs éclore, il a poussé de côté la poule, et il a fait sortir les poussins, et il a dit qu’ils sont tous morts ! Et il en est ainsi d’un grand nombre de nos chrétiens: nous les avons faits sortir de la coquille ! De peur de ne pas les avoir du tout, nous avons pris les devants pour les faire sortir de la coquille, et le résultat, c’est qu’ils meurent sans arrêt, et nous disons qu’ils ont rétrogradé ! En fait, ils n’ont pas rétrogradé, parce qu’ils n’avaient jamais été régénérés du tout!
L’accepter, c’est L’accepter de manière révolutionnaire. C’est L’accepter complètement, Le prendre tout entier, me donner tout entier à Lui.

C’est L’accepter exclusivement sans avoir d’autre espoir que Lui; Lui seul est mon espoir. C’est accepter Ses amis comme mes amis, Ses ennemis comme mes ennemis, Ses voies comme mes voies, Son rejet comme mon rejet, la croix, c’est ma croix, Sa vie, c’est ma vie, et Son futur glorieux, c’est mon futur glorieux: c’est cela que signifie être chrétien! Et mes amis, ça en vaut la peine, et si nous devions tous croire en Christ ce soir et mourir demain, nous passerions l’éternité à remercier Dieu avec tendre affection qu’Il a permis que cela arrive! Oh oui! Tu ne peux pas te permettre d’être perdu. Tu ne peux pas te permettre de supposer que tu es sauvé, alors que quelqu’un t’a simplement fait sortir de ta coquille en essayant de faire de toi un chrétien, et que tu n’as jamais connu ce que c’est d’être né de nouveau.


Il serait moralement insensé de ne pas résoudre cette question, de savoir si j’ai ou non une relation salutaire avec Jésus Christ. Je ne demande pas si tu as signé une carte, je ne demande pas si tu as été baptisé; on peut faire ces deux choses et pourtant être perdu. On peut faire ces deux choses en étant sauvé, mais ces choses ne sauvent pas. Mais il serait moralement insensé de négliger cette question ? Veux-tu la résoudre maintenant ? On ne peut pas considérer que c’est gagné d’avance.

N’oubliez pas: vous ne misez pas sur votre âme, vous vous garantissez d’être perdu. Ne pas entrer dans une relation salutaire avec Jésus Christ, c’est commettre un suicide moral! Les jeunes gens particulièrement, dans ce temps terrible de putréfaction et de corruption; dans cet effroyable temps de superficialité, où nos jeunes sont égarés par des gens qui devraient connaître la vérité, et ils sont bruyants et têtus, et se dirigent vers le royaume en riant, et comptent arriver enfin au Ciel; pour s’apercevoir un jour que leurs jeux les ont menés en enfer!

Et vous, mes chers jeunes gens, je vous aime tellement que je serais prêt à m’allonger et me laisser piétiner par vous jusqu’au matin, si je pouvais seulement vous sauver de cette fausse doctrine qui enseigne qu’accepter Christ est un jeu. Accepter Christ, c’est un acte révolutionnaire qui change la personne tout entière ! Mais vous dites: «Ce que vous dites n’est vrai que pour les gens plus âgés.» C’est vrai pour tout-le-monde!

J’ai connu un garçon dont sa mère était juive et son père non-juif, je les ai mariés. Ensuite ce garçon est né; il a grandi jusqu’à dix-huit ans environ. Il était en danger de devenir un jeune délinquant. Un soir, j’ai fait un appel à l’autel et il est venu; il s’appelait David. Et tous ceux qui étaient là savaient quel genre de vie il vivait. Et quand il est entré dans cette pièce, je me suis dit: «Voilà que David y va, il n’en viendra probablement rien.» Donc, Dieu sait que ma foi n’a pas aidé! Bientôt, David est revenu en courant. Il est sorti comme un cheval de course qui sort de l’écurie, et il m’a cherché, il avait le visage tout illuminé; il avait été converti. «Eh bien, ai-je pensé, très bien, mais c’est un garçon émotionnel. Voyons ce qu’il en vient. Eh bien, vous savez, il n’a pas fallu attendre longtemps avant qu’il soit devenu l’un des dirigeants dans l’église ! Peu de temps après, il est venu me voir avec le visage rayonnant et m’a dit: «Je vais à l’université biblique!» Et donc, il est allé à l’université biblique, et quand il est arrivé là-bas, il a remué son université, et depuis, il continue à aller fort! Ce garçon s’appelle David Schafer.

Mes chers amis, lui aussi n’était qu’un jeune; ce n’était qu’un jeune. N’attendez pas d’avoir des cheveux gris sur les tempes. Ce message d’acceptation; d’acceptation radicale, révolutionnaire, exclusive et finale de Christ avec tout ce que vous avez; cela s’adresse à tout-le-monde! Cela s’adresse autant à la personne la plus jeune qui m’entend ce soir qu’à la personne la plus âgée. Prions un instant.

Notre cher Seigneur Jésus, nous sommes avec Toi dans cette affaire. Nous sommes avec Toi dans cette affaire. Nous nous attachons maintenant à Toi avec délibération. Ta Parole a été donnée, en tant qu’invitation, et nous avons expliqué ce qu’Elle signifie. Maintenant, Seigneur, s’ils Te suivent, très bien. Sinon, je ne sais pas ce que je peux faire. Oh Christ, ce soir, nous Te demandons que Tu aides chacun à reconsidérer et repenser et décider si le Ciel est plus désirable que l’Enfer et si le désagrément de porter Sa croix et les persécutions et les difficultés qui viennent lorsqu’on suit l’agneau, si ces choses en valent la peine à la lumière de l’éternité.

Nous Te demandons, O Seigneur ! Nous Te prions de nous sauver de la superficialité, sauve-nous, nous Te prions, de ce pseudo-christianisme qui courre. Sauve-nous, nous Te prions, de l’eau alcaline qui tue. Sauve-nous, nous Te prions, O Dieu, de toutes ces doctrines diluées qui nous laissent là où nous étions, si ce n’est que nous pensons être dans la bonne voie alors que nous ne le sommes pas. Aie pitié de nous O Dieu! Aie pitié de nous! Bénis ces chers amis, et avant qu’ils n’aillent à leur lieu de repos ce soir, qu’ils soient bien sûrs que toutes ces conditions soient bien remplies et qu’ils peuvent chanter, « J’appartiens à mon Seigneur, et Lui m’appartient ! C’est fait, la grande transaction est faite ! J’appartiens à mon Seigneur, et Lui m’appartient! » Souligne et mets en valeur chaque mot sachant que c’est vrai. Accorde-nous cela, nous Te demandons, O Père, par Jésus Christ notre Seigneur, Amen.


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dimanche 23 janvier 2011

Accepter Christ -1: le chemin spacieux d’un faux évangile qui mène à une vraie perdition

La relation de chacun d’entre nous avec Jésus-Christ fait partie des choses qui sont une question de vie ou de mort. Je crois que nous sommes tous ici d’accord pour dire que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs : personnellement j’en suis convaincu, je sais que cela est vrai, en aucun cas je ne mettrai cela en question. Je crois aussi que nous serions d’accord de dire que nous sommes sauvés par Christ seul, sans les œuvres. Cela j’en suis également convaincu parce que cela est écrit dans la Bible; je ne remets pas cela en question, je ne demande à personne de me l’expliquer, c’est ainsi ! C’est vrai qu’il est mort pour nos péchés selon ce que dit l’Écriture, et c’est vrai qu’il est ressuscité, et la Bible nous dit que nous sommes sauvés par Christ seul, sans les œuvres.

Mais voici la grande question – et il se trouve ici un piège dans lequel tombent des millions de personnes – comment puis-je entrer dans une relation salutaire avec Jésus-Christ ? Il nous sauve par Lui-même, sans aucun mérite humain – toutefois il ne sauve pas tout le monde ! Il doit donc exister quelque chose qui puisse me faire entrer dans une relation avec Christ afin que je puisse être sauvé. Alors quelle est cette chose ? En tous cas, c’est une affaire de vie ou de mort. Vous ne pouvez pas vous permettre de supposer quoi que ce soit : vous devez être certain. Être dans l’incertitude, cela n’est pas jouer avec son âme. Être dans l’incertitude c’est être mort ! De la même façon vous n’oseriez pas traverser le vaste océan sans boussole; tenter une telle chose serait une mort certaine. Ainsi, vous ne pouvez simplement supposer que vous possédez cette relation salutaire si vous ne l’avez pas en réalité. Cette relation doit réellement être là avant que vous puissiez compter dessus : se tromper dans ce domaine c’est être perdu !

Alors si on demandait à l’homme de la rue, au prédicateur moyen, ou à n’importe quel chrétien – « Comment puis-je entrer dans une relation salutaire avec Jésus-Christ ? » on obtiendrait l’une des trois réponses suivantes. Certains diraient « Croyez au Seigneur Jésus-Christ et vous serez sauvé » – ça c’est Actes 16:31. D’autres diraient « Recevez Christ comme votre Sauveur » – ça c’est Jean 1:12, et d’autres encore vous donneraient cette troisième réponse : (et attention, ces deux premières réponses sont tout à fait justes !) « Acceptez Christ comme votre Sauveur personnel. »

Le terme « accepter Christ » à la surprise de beaucoup de personnes, n’apparaît nulle part dans la Bible – cela n’y figure nulle part. C’est cette doctrine « d’accepter Christ » dont je voudrais vous parler un petit peu ce soir. Que signifie « accepter Christ ? »

Je ne suis pas opposé au terme « accepter Christ » même s’il ne figure pas dans la Bible. En effet, il est tout à fait possible d’enseigner la vérité sans pour autant utiliser les mots de la Bible, pourvu bien sûr que ce que vous enseignez représente bien la somme de ce qu’enseigne la Bible à ce sujet. Dans ce cas vous pouvez enseigner la vérité pourvu que les gens à qui vous parlez sachent que c’est bel et bien la somme de ce qu’enseigne la Bible à ce sujet. Donc quand on vous a dit que pour entrer dans une relation salutaire avec Jésus-Christ il vous fallait L’accepter, ce que la personne voulait dire était « croire et recevoir » et « croire » et « recevoir » sont bel et bien des mots bibliques, bien qu’ « accepter » n’en soit pas.

Pourtant « accepter Christ » est devenu la panacée dans tout le monde évangélique, et cela a été fatal pour des millions de personnes ! Toute l’attitude d’accepter; l’acceptation passive de Christ. Cette acceptation si facile ! Un homme délivrera un merveilleux message puis il dira « Maintenant, que devriez-vous faire ? Accepter Christ. Avez-vous accepté Christ ? » Ou alors si on nous appelle au chevet d’un homme mourant, on lui demande : « Avez-vous accepté Christ ? » Et alors s’il dit qu’il l’a fait, on le félicite et quelques jours plus tard on annonce qu’il est aux cieux jouant de la harpe. Eh bien j’ai très peur qu’il y ait des millions de personnes qui périssent parce qu’on leur dit d’accepter Christ, et ils ne savent pas ce que cela signifie.
Vous voyez, lorsqu’on dit à quelqu’un « d’accepter Christ » même si cela n’est pas totalement faux, si on n’explique pas bien ce que cela signifie, cela donne l’impression que Christ se tient devant nous, avec son chapeau à la main, attendant notre bon plaisir, attendant patiemment notre verdict sur Lui. C’est comme si c’était Lui qui nous présentait Sa candidature, alors que c’est plutôt le contraire. Cela me permet d’accepter Christ par simple impulsion de mon raisonnement ou de mes émotions, de l’accepter facilement et sans aucun coût ni aucun dérangement.

Quelqu’un a dit une fois que la croix de Christ ne devrait pas déranger les gens. Eh bien laissez-moi vous dire que s’il y a une chose au monde qui dérange, c’est bien la croix de Christ ! Cette croix a saisi un homme nommé Jésus dans le zénith de Sa vie humaine et L’a emmené sur une colline pour Le mettre à mort – et c’est là, s’il en est, un certain désagrément ! Et toute croix est désagréable; c’est une chose tout à fait désagréable d’accepter Christ, si on sait ce que cela signifie réellement. Mais l’acceptation de Christ tel qu’il est dépeint par la théologie populaire n’amène aucun désagrément.

Regardons comment cela se serait traduit à l’époque de l’Ancien Testament. Supposons que Moïse ait dit, en cette nuit terrible et merveilleuse : « Alors, restez dans vos maisons et tuez l’agneau et mettez le sang sur les poteaux de la porte puis restez là et acceptez le fait que c’est fait – la grande transaction est conclue ! Vous êtes délivrés par le sang de la Pâque. Remerciez Dieu et réjouissez-vous et construisez un tabernacle et restez là où vous êtes. » Et ils seraient restés là en Égypte avec le sang sur les poteaux et Dieu les aurait attendus pour les faire sortir, mais ils seraient restés là et seraient morts en Égypte ! Il fallait qu’ils se lèvent et qu’ils quittent l’Égypte pour prouver qu’ils croyaient dans la puissance du sang de la Pâque !

Prenons maintenant l’exemple du fils prodigue. Un certain homme avait deux fils et l’un a dit à son père, « Donne-moi tout ce qui me revient » et il partagea donc ses richesses entre ses deux fils. Puis, quelques jours plus tard le plus jeune fils partit dans un pays lointain et dépensa toute sa substance dans une vie déréglée. Puis il n’avait plus de quoi se nourrir et donc il a commencé à travailler en dans une porcherie et il s’occuper des cochons. Et il était là dans les enclos et il commençait à avoir faim parce que son salaire était insuffisant. Et ça devait être quelque chose de très humiliant pour un juif de nourrir des cochons. Et un jour un homme arrive – et c’est ici que je me sépare du récit biblique. Un jour un jeune homme arrive muni de tracts évangéliques, et il voit cet homme qui avait quitté sa maison et qui s’occupait des cochons (il sortait tout juste du séminaire où on lui avait appris comment gagner les âmes facilement en neuf étapes).

Et alors il s’approche de ce fils prodigue qui était allongé parmi les cochons et il lui dit, « J’ai une bonne nouvelle pour toi ! » Celui-ci le regarde et répond, « Dieu merci, j’en ai besoin. J’ai vraiment besoin d’une bonne nouvelle. De quoi s’agit-il ? » « Ton Père est prêt à te pardonner ! » « Eh bien » répond le jeune homme, « Merci Seigneur ! »  « Ton père est prêt à te pardonner; est-ce que tu le crois ? » Et le jeune homme répond, « Oui, je le crois. » « Très bien, maintenant remercie Dieu, nous allons prier ensemble pour remercier le Seigneur que tu es sauvé. Tu crois que le père te pardonne. Oui, eh bien, amen ! Alors remercions donc le Seigneur que tu es sauvé. D’accord, maintenant je dois m’en aller ! N’oublie pas de témoigner et je reviendrai plus tard te rendre visite. »

Et donc ce jeune homme reste là-bas dans ce pays lointain et il commence à se sentir l’âme d’un missionnaire zélé et donc il témoigne et il fait des convertis parmi les autres ouvriers et peu de temps après il a réussi à convaincre tout le monde que le père les pardonne, et ils disent tous « Merci Seigneur que le père nous pardonne. » D’accord, ensuite ils construisent un bâtiment ils se donnent le nom de « Première Église des Éleveurs de Cochons Convertis. » Et ils restent là-bas dans le pays lointain; personne ne rentre chez les siens. Et ce jeune homme est toujours en guenilles, il est sale et il pue, et les gens du coin – les personnes respectables du quartier – se bouchent le nez et ils se dépêchent quand ils le croisent. Mais eux ils disent, « Ainsi persécutaient-ils les prophètes qui étaient avant nous. S’ils nous méprisent c’est à cause de notre marche sanctifiée. »

Puis un jour pendant qu’ils chantent des louanges dans cette « Première Église des Éleveurs de Cochons Convertis » dans ce pays lointain, un jeune homme vient leur rendre visite et leur demande s’il peut leur parler, alors il se lève et il dit, « Mettez de côté vos péchés, hommes pervers ! Mettez de côté vos péchés ! Apprenez à faire le bien ; cessez de faire le mal, soyez saints et suivez le Seigneur et faites le bien et vous serez sauvés. » Alors ils l’attrapent par le col et ils le jettent dehors et disent, « C’est un légaliste ! » et ils disent qu’il ne ‘croit pas à la grâce’. « Quant à nous, nous sommes sauvés en acceptant la doctrine. » Et donc ce jeune homme s’en va et le temps passe, le veau gras vieillit et meurt, et le père décède et le fils reste toujours dans le pays lointain.

Voilà l’évangile tel qu’il est le plus souvent prêché aujourd’hui parmi nous ! Il nous est dit, « Croyez en Christ. Accepter Christ et restez là où vous êtes ! » Et on s’efforce d’expliquer et d’excuser cela par tout un tas de raisonnements érudits, mais au bout du compte, le pécheur demeure dans ses péchés ! Et l’homme qui est dans ses péchés sera condamné aussi certainement que le soleil se lève en orient et qu’il se couche en occident !

Notre Seigneur Jésus-Christ faisait son chemin et Il disait, « Si un homme veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même et qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » Ces merveilleuses paroles de Jésus ! « Si un homme veut venir après moi… » Remarquez qu’Il S’intéresse, et qu’Il invite ; Il nous exhorte même, mais Il ne nous supplie pas ! Bien souvent les choses sont inversées dans ces derniers temps de sorte que Jésus se trouve devant le tribunal et c’est le pécheur qui Le juge ! Et si toutefois on acceptait de renoncer à nos péchés et de Le suivre on a l’impression qu’on Lui a rendu un service ! Et pendant ce temps, Il est là d’un air pensif et Il nous attend.

Mes amis, je veux vous faire remarquer que Jésus-Christ passe et si un homme veut venir il vivra éternellement et il obtiendra un gain éternel, mais si un homme ne veut pas il subira une perte éternelle, mais Jésus-Christ ne perdra rien ! Souvenez-vous que si un pécheur vient à Jésus, Jésus ne gagne rien, et s’il refuse de venir, Jésus ne perd rien car Jésus-Christ est Dieu et Dieu est contenu en Lui-même et Il est auto-suffisant et Il tient le monde dans la paume de Sa main ! Et si je viens à Lui je ne L’enrichis en rien ; et si ne viens pas à Lui, je ne L’appauvris en rien. Voici toute l’affaire mes frères et sœurs : c’est moi qui ai à gagner ou à perdre : mais quant à Lui, Il n’a rien à gagner ni à perdre. Si je viens à Lui, Il ne gagne rien car les étoiles dans leurs courses Lui appartiennent et les séraphins et les chérubins et les principautés et les puissances et les pouvoirs et les dominations et les archanges et les cieux-mêmes et la mer de cristal, tout est à Lui ! Et c’est pourquoi Il ne peut rien gagner si je viens et Il ne peut rien perdre si je ne viens pas : souvenez-vous bien de cela ! Mais si je viens, Il dit, « Qu’il renonce à lui-même. » Et c’est justement cela que nous n’osons pas dire aux gens de nos jours ! Mais c’est précisément ce que disaient les évangélistes d’autrefois ! Mais aujourd’hui, c’est justement cela que l’on a peur de leur dire : « Qu’il renonce à lui-même. »

D’ailleurs dans la pénombre des notions religieuses modernes, c’est conçu comme étant étrange que Christ mette un tel obstacle devant les gens et qu’Il établisse une telle condition pour pouvoir Le suivre ; une condition qui est tout à fait contraire à la nature humaine. Personne ne veut renoncer à lui-même ; nous voulons nous préserver, et l’auto-préservation est la première loi de la nature, selon ce que j’ai entendu dire. Et pourtant il établit une condition pour tous ceux qui souhaitent Le suivre qui est exactement contraire à la nature humaine ; qui va à l’encontre de tout ce que l’on apprend à l’école ; qui contredit notre instinct d’auto-préservation ; qui déploie toute la puissance de notre vie naturelle contre Jésus-Christ ; et qui réduit le nombre de ceux qui viendront.

Il est clair que très souvent notre Seigneur a cherché à réduire le nombre de ceux qui allaient venir, et Il a fait cela en augmentant la qualité de ceux qui pouvaient venir. Mais nous, nous faisons tout le contraire, nous nous intéressons à la quantité, et peu importe la qualité. Si seulement nous pouvons les faire venir ! Si nous pouvons simplement les faire venir pour prier, alors nous pouvons dire, « Deux mille neuf cent douze personnes sont venues ! » ou « Cinq cent six personnes sont venues ! » Eh bien notre Seigneur s’intéressait peu à combien de personnes venaient ! Mais Il a dit « Si quelqu’un veut venir, qu’il vienne – il est le bienvenu. Je suis venu mourir pour lui; je me lève pour plaider pour lui, et s’il veut venir, qu’il vienne. Mais en venant, qu’il renonce à lui-même. Qu’il fasse exactement le contraire de ce que dit le monde, et de ce qu’il paraît naturel de faire. »

Eh bien je me demande si ce Christ qui a établi cet obstacle – cet énorme obstacle devant l’entrée dans le royaume des cieux – je me demande si c’est le même Christ que celui que nous avons besoin aujourd’hui d’excuser, d’altérer, d’amender, et pour qui nous avons besoin de plaider et de supplier pour gagner des adeptes, ce Jésus qui donne tout et ne demande rien ! Est-ce le même Jésus qui sourit et encourage les hommes d’affaires avides de gain, les hommes politiques malhonnêtes et les les artistes charnels ? Est-ce le même Jésus ? Je ne pense pas ! Paul nous a parlé d’un autre Jésus, et je pense qu’on a lâché parmi nous un autre Jésus et celui-ci n’est pas le Jésus du Nouveau Testament, et ce n’est pas le Christ de Dieu !

Parce que le Christ de Dieu ne supplie pas les hommes d’affaires ; et Il ne campe pas devant la porte d’une danseuse sensuelle à moitié convertie, la suppliant de venir et supportant tout et excusant toutes sortes de choses pourvu qu’elle vienne ! Il dit simplement, « Viens, si tu as soif. Viens, si tu le veux. Quiconque veut, qu’il vienne. Qu’il vienne à moi ! » Mais Il ne plaide pas, et Il ne supplie pas et Il n’enjôle personne pour qu’il vienne, et Il ne fait aucun compromis, et Il ne change en rien Ses conditions. Il donne Ses conditions, et c’est à vous de les accepter.

Beaucoup de personnes viennent à l’autel en pleurant et nous disons, « Eh bien, celui-là est vraiment convaincu de péché. Il est vraiment en train de se donner au Seigneur. » Mais en réalité, ce qu’il fait c’est qu’il essaie de faire accepter au Seigneur ses conditions ! Non, le Seigneur n’acceptera jamais vos conditions ! Vous mourrez et vous irez en enfer avant qu’Il accepte vos conditions ! Lui Il met Ses conditions sur la table, et c’est à vous de les accepter ! Il est Dieu, et vous êtes un pécheur ! Et c’est vous qui remplissez Ses conditions ! Les jeunes gens acceptent Ses conditions. Les enfants acceptent Ses conditions. Nous acceptons tous Ses conditions, que nous soyons présidents ou rois ou reines, nous avons tous à accepter Ses conditions. Il ne fait jamais de compromis ! « Qu’il vienne à Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il Me suive. » Voilà ce que c’est que d’accepter Christ !

Qu’est-ce que c’est que d’accepter Christ ? Eh bien, permettez-moi de définir la chose un peu plus précisément. Accepter Christ c’est créer un lien avec la personne de Christ, avec la personne de Jésus-Christ. Ce n’est pas de tomber amoureux d’un tendre Jésus. C’est réaliser que ce tendre Jésus est également Seigneur et Dieu ! Que Dieu L’a fait Seigneur sur toutes choses et L’a fait Tête de l’Eglise et qu’Il possède les clés de la mort et de l’enfer et qu’Il sera assis sur le trône, jugeant toute l’humanité, et que Dieu a mis toute puissance entre Ses mains – ce puissant Seigneur Jésus ! C’est créer un lien avec Lui qui est révolutionnaire, bouleversant, et qui transforme la vie. Si votre conversion chrétienne n’a pas bouleversé le sens de votre vie, si elle n’a pas transformé votre vie, alors vous n’êtes pas du tout converti, vous êtes simplement une victime de l’hérésie qui s’appelle « acceptez Jésus » !

Alors, qu’est-ce que c’est que d’accepter Jésus ? C’est créer un lien avec la personne de Christ qui n’est pas seulement révolutionnaire, mais qui est aussi complet. C’est à dire que vous ne pouvez pas segmenter votre vie. Beaucoup d’entre nous essayons de segmenter notre vie et nous disons, « Jésus, tu peux prendre le salon et la salle à manger et la chambre à coucher mais les chambres au fond du premier étage et celles du grenier tu ne peux pas y aller. Et tu ne dois pas aller dans le sous-sol ; tu ne peux venir que dans certaines parties de ma vie. » Eh bien, cette sorte d’attitude horrible et cette façon ignoble de traiter avec le Seigneur Jésus-Christ ne peut résulter à la fin en autre chose que la perdition ! Accepter Christ cela signifie que je L’accepte dans tous les domaines de ma vie et de mon être, afin qu’il puisse se créer un lien avec Lui, un lien émotionnel, intellectuel et volontaire qui est complet, et qui ne laisse aucune partie de ma vie inchangée.

S’Il ne peut vous contrôler, alors Il ne peut vous sauver. Et s’Il ne peut pas vous contrôler en totalité, alors Il ne peut rien contrôler de vous. Et il s’agit d’un lien qui est exclusif. Je veux dire par là que Christ ne peut pas être l’un de nos intérêts, entre autres. On me dit que dans certains pays il y a des gens qui acceptent Christ et ils le mettent sur un trône un peu comme on mettrait une statue sur un trône dans sa maison, mais ces gens en font l’un de plusieurs intérêts vitaux. Il est simplement un centre d’intérêt en plus.

Il y a une église située sur Riverside Drive dans la ville de New York en face de l’autre tombe, « Grant’s tomb » et là ils ont une sorte d’édifice au dessus avec une arche et ils ont des figures en ciment ou peut-être en pierre taillée – certainement en pierre vu le prix que cela a coûté – et ces figures représentent celles de différents hommes. Si je me souviens bien il y a Moïse et Socrate et Newton et ils ont aussi Jésus. Et ils ont également Washington et quelques autres. Jésus est là ! Il représente un centre d’intérêt parmi tant d’autres !
Écoutez-bien mes frères : un chrétien c’est quelqu’un qui se spécialise. Il est exclusif. Il croit en Jésus-Christ exclusivement. Il croit en Lui en tant que Seigneur exclusivement et cela exclut tout autre intérêt, tout autre sauveur potentiel – cela exclut tout autre espoir.

Le chrétien qui est véritablement né de nouveau et qui a vraiment accepté Christ L’a accepté exclusivement de façon qu’Il soit pour lui comme le soleil est pour la terre : sa vie gravite autour de Lui. Il est le soleil central et vous êtes en orbite autour de Lui, retenu par les liens de Son amour et éclairé par la lumière de Sa face. Et c’est vrai que vous pouvez avoir d’autres intérêts, mais ceux-ci sont mineurs et secondaires et ils doivent prendre leur place derrière ce qui est en premier : Christ ! Le Seigneur Jésus-Christ est le premier ! Et pour Lui, je renonce à tout ; à Lui, à Jésus-Christ mon Seigneur et mon Sauveur je donne tout ! Il a le droit de me commander ! Il est le chef de ma femme, Il est le chef de mes enfants, Il est le chef de mes ambitions, Il est le premier et tout le reste est en dernier !Tout le reste ce n’est pas le christianisme du Nouveau Testament, mes frères et sœurs ; tout le reste c’est du compromis et cela laisse les gens à moitié sauvés, déconcertés, frustrés, déroutés et dans l’obscurité !

Jésus-Christ est votre Sauveur exclusif et toutes les autres relations sont déterminées et conditionnées par cette merveilleuse et irrésistible relation ! Ne voyons-nous pas cela dans les histoires que nous racontent les missionnaires? Ne le lisons-nous pas dans le « Livre des Martyres de Foxe » ? Ne le voyons-nous pas dans les histoires des hommes et des femmes qui tout au long des siècles ont cru en Jésus-Christ et ont dû abandonner leur famille pour Le suivre ? – qui ont cru en Jésus-Christ et qui ont dû abandonner leur emploi pour Le suivre ? — qui ont cru en Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur et qui ont dû faire des choses qui ont raccourci leur vie afin de pouvoir Le suivre ?

Si vous n’êtes pas suffisamment dévoué à Jésus-Christ et exclusivement attaché à Lui pour être prêt à mettre votre vie en péril pour Lui, je ne vois pas comment vous pouvez prétendre être chrétien !

A.W. Tozer

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lundi 22 novembre 2010

Véritable ou fausse unité. Les divisions inévitables.

La véritable unité des chrétiens, centrée sur l'Evangile, et la fausse unité, centrée sur l'homme.
"Seulement, conduisez-vous d'une manière digne de l'Evangile du Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j'entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Evangile" (Philippiens 1:27).

            Au cours de ces derniers mois, j'ai reçu beaucoup d'appels téléphoniques comme celui-ci :
"J'ai besoin d'un conseil. On me dit que j'ai une mauvaise influence dans mon assemblée et que je divise le corps de Christ. Notre pasteur a décidé de rendre notre église accueillante pour les incroyants en l'alignant sur le modèle "seeker-sensitive" (1). Il a cessé d'annoncer l'Evangile. Ses prédications sont devenues anodines et sont presque dépourvues de substance biblique. Les rares fois où il se sert de la Bible, il utilise une paraphrase et non le texte lui-même. La musique pendant le culte est devenue un spectacle et n'incite plus à l'adoration. Tout a changé. Quand j'ai interrogé le pasteur à ce propos, il m'a répondu que ces changements étaient indispensables pour attirer de nouveaux membres et pour favoriser la croissance de l'église. J'ai dit que je n'étais pas du tout d'accord et je lui ai demandé de revenir à la prédication de l'Evangile. Mais la plupart des membres du conseil de l'Eglise soutiennent le pasteur. C'est dans cette église que je me suis converti et je la soutiens depuis bien des années. Je ne veux pas être un diviseur ; mais je trouve que c'est grave de ne plus enseigner la Bible et de ne plus prêcher l'Evangile dans l'église. Que faire?" (2)

            Les milieux dits évangéliques subissent en ce moment un changement radical qui fait que d'innombrables chrétiens souffrent d'inanition spirituelle dans leurs églises. Les partisans du changement étiquettent et traitent de "diviseurs" ceux qui résistent à ce mouvement et ne veulent pas voir abandonner la prédication de l'Evangile et l'enseignement biblique. Ceux qui s'opposent à ce changement s'entendent dire qu'ils s'érigent en juges et qu'ils sont des "Pharisiens" égoïstes. On leur dit qu'ils devraient se montrer plus aimants envers les autres et laisser tomber leurs idées démodées au sujet de l'église. Bref, on fait savoir à ces "trouble-fête" qu'ils doivent accepter le nouveau mode de perception de ce qui nous entoure ou bien partir.

                        Ce qui est en cause ici, c'est la nature véritable de l'unité chrétienne. Notre unité est-elle l'œuvre de la grâce divine qui nous a convertis, et qui par l'Esprit nous a rendus un avec tous les vrais chrétiens? Ou bien cherche-t-on à unifier une organisation en la traitant exactement comme une entreprise, pour l'aligner sur la "vision" des partisans du changement, sur leur "nouveau mode de perception de ce qui nous entoure"? Ma conviction est qu'une unité conforme à la Bible est toujours centrée sur l'Evangile, et qu'elle engendre toujours l'unité de la foi. En aucun cas elle ne procède de la "vision" des nouveaux agents du marketing religieux, qui assimilent l'église à une entreprise (3).


L'unité véritable est centrée sur l'Evangile
            Paul exhorte les Philippiens à demeurer "fermes dans un même esprit, combattant d'une même âme pour la foi de l'Evangile" (Philippiens 1:27). Cette épître aux Philippiens contient de nombreux passages révélant la passion qu'avait Paul pour l'Evangile. Il est en prison à cause de l'Evangile, mais il se réjouit de ce que sa situation contribue à répandre cet Evangile (Philippiens 1:12). L'Evangile comptait tellement pour lui qu'il pouvait même se réjouir de le voir annoncer par des gens dont les motifs étaient impurs (Philippiens 1:15-18). Paul se réjouit de ce que les Philippiens prennent part à l'Evangile (Philippiens 1:5). Comme nous l'avons vu au verset 27 de ce même chapitre, pour lui l'unité chrétienne et la foi de l'Evangile ne font qu'un. Il est indispensable de résister aux opposants, car l'Evangile suscitera toujours des oppositions (Philippiens 1:28-30  : sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut ; et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui). L'unité chrétienne commence avec l'Evangile et aboutit à la résurrection des morts, pour ceux qui comme Paul ont compris "l'excellence de la connaissance du Christ Jésus" (Philippiens 3:8-14).

                        Il n'existe donc pas d'unité chrétienne véritable en-dehors de celle qui est fondée sur l'Evangile de Christ. Cet Evangile comprend les vérités concernant la Personne et l'œuvre de Christ (Qui Il est, ce qu'Il a fait, et en quoi cela est capital – tel est le contenu du chapitre 2 de l'Epître aux Philippiens.) Ceux qui proclament l'Evangile véritable aiment toujours l'unité chrétienne, et ceux qui ont été réunis en un seul corps par l'œuvre de la grâce divine leur feront toujours bon accueil. Paul se réjouit de ce que les Philippiens sont les amis de l'Evangile. Ils n'ont pas honte de voir Paul en prison, et ils lui ont dépêché l'un des leurs, qui a risqué sa vie pour lui apporter un don. Paul était uni aux Philippiens à cause de leur engagement commun au service de l'Evangile. Il n'en va pas de même avec certaines autres églises, par exemple celle de Galatie. Celui qui parle d'unité chrétienne sans proclamer l'Evangile véritable et sans épouser la cause de l'Evangile. ne marche pas avec droiture.

Sauvés de circonstances fâcheuses, ou sauvés de la colère de Dieu?
                        Dans les milieux "évangéliques" actuels, on emploie malheureusement le mot "Evangile' dans un sens où ne l'entendaient pas du tout le Christ et Ses apôtres. On entend dire de nos jours : "Venez à Jésus, et votre vie conjugale ira mieux", ou : "Venez à Jésus, et vous trouverez un but dans la vie", ou encore : "Venez à Jésus, et Il résoudra vos problèmes financiers, vos problèmes émotionnels, etc.". Ce n'est pas là l'Evangile. Premièrement, les auditeurs de ce message anémique savent-ils seulement qui est Jésus? Certains d'entre eux sont peut-être des Mormons qui disent qu'ils croient en Jésus. En fait, il s'agit d'un autre Jésus. Deuxièmement, ces auditeurs savent-ils ce que Jésus a accompli pour eux? Peut-être ont-ils appris que Jésus est mort sur la Croix : mais pourquoi donc est-Il mort? Si Jésus est venu simplement pour résoudre leurs problèmes conjugaux, leur procurer un meilleur emploi, ou les sortir de la drogue, pourquoi donc a-t-Il dû mourir sur la Croix? Ceux qui présentent Jésus comme "la solution à nos problèmes" sèment la confusion dans les esprits et brouillent le message de l'Evangile. S'il ne s'agissait que d'aider les gens à résoudre leurs problèmes, Jésus aurait pu se dispenser de mourir sur la Croix. Dieu serait bien capable de sauver notre vie conjugale et de nous procurer un meilleur emploi sans que Son Fils unique doive être mis à mort par des assassins rebelles.

            Paul fait connaître aux Philippiens la préexistence de Christ auprès de Dieu et en tant que Dieu (Philippiens 2:6) ; la mort de Christ sur la Croix (Philippiens 2:8) ; il leur dit de quelle manière Dieu avait ensuite exalté Christ (Philippiens 2:9). Voilà l'essentiel au sujet de la Personne et de l'œuvre de Christ. L'œuvre de Christ ne consiste pas à aider les gens à éprouver moins de stress sur leur lieu de travail, mais à les délivrer de la colère de Dieu envers le péché !

            L'Evangile véritable, c'est Dieu qui réconcilie des pécheurs – ses ennemis – avec Lui-même, grâce au Sang versé par Christ pour l'expiation de nos péchés.
            "Mais en ceci, Dieu prouve son amour pour nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. A bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie" (Romains 5:8-10).

                        Aujourd'hui on prêche un faux "Evangile" selon lequel Jésus serait venu pour procurer aux hommes un but dans la vie, pour qu'ils soient plus heureux, libérés du stress et des problèmes de l'existence. Mais non ! L'Evangile véritable délivre des pécheurs (qui sont des ennemis de Dieu, qu'ils le sachent ou non) de la colère de Dieu, par le Sang que Christ a versé pour expier nos péchés. C'est là l'Evangile que prêchait Paul, et autour duquel il disait aux Ephésiens de s'efforcer de garder l'unité. Si dans une église, quelle qu'elle soit, ce message n'est pas clairement et publiquement proclamé en chaire, et si cette même église parle d'"unité", alors il s'agit là d'une unité fausse, contraire à la Bible, et fabriquée de toutes pièces par l'homme.
                        Quand Paul s'adresse aux anciens d'Ephèse dans Actes 20:17-35, il nous montre comment comprendre le véritable Evangile biblique. Il leur rappelle ses enseignements : "Sans rien dissimuler, je vous annonçais et vous enseignais publiquement et dans les maisons tout ce qui vous était utile, en proclamant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus" (Actes 20:20-21). L'Evangile dit : "Repentez-vous et croyez". Là où la repentance n'est pas prêchée, on s'écarte du modèle apostolique, et on n'obéit pas à "la grande mission" (Voir Luc 24-47). Par l'Evangile, Dieu a fondé une église à Ephèse ; Paul y apporte la nourriture spirituelle. Il explique comment : "Sans rien dissimuler je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu" (Actes 20:27). Tout ce que Dieu a révélé de Son plan doit être déclaré publiquement. Par conséquent, un prédicateur qui connaît tout le conseil de Dieu mais ne le prêche pas intégralement se rend coupable devant Dieu.

S'efforcer de conserver la véritable unité chrétienne
                        Le modèle du Nouveau Testament, c'est la prédication de l'Evangile (ce qui implique l'annonce de la Personne de Christ, et le besoin de se repentir et de croire) suivie de l'enseignement adéquat pour nourrir le troupeau : rien de moins que tout le conseil de Dieu. Tel est le moyen prescrit par Dieu pour établir l'unité chrétienne véritable. Cette unité-là fera toujours l'objet d'attaques. C'est déjà le cas au temps de Paul, qui prophétise que l'église d'Ephèse subira des attaques après son départ. "Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l'Eglise de Dieu qu'il s'est acquise par son propre sang. Je sais que parmi vous, après mon départ, s'introduiront des loups redoutables qui n'épargneront point le troupeau, et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux" (Actes 20:28-30).

                        Deux points ressortent de ce passage. Premièrement, il y aura des attaques venant du dedans de l'Eglise : elles menaceront l'unité chrétienne. Ces attaques viseront la foi conforme à l'Evangile. Deuxièmement, Paul ordonne aux pasteurs de garder le troupeau des attaques des faux docteurs. Les principaux termes désignant les responsables de l'église (évêques, surveillants, anciens, ou pasteurs) sont interchangeables dans un contexte comme celui d'Actes 20. Ils désignent un seul et même groupe (4). Ce seul fait montre d'ailleurs que nulle part il ne doit y avoir d'évêque unique (au sens usuel et actuel du mot "évêque") détenant l'autorité suprême dans l'église locale.

                        Paul réfute toujours publiquement tout enseignement qui ajoute à l'Evangile divin de la grâce. Le fait que Dieu sauve gratuitement des pécheurs par le moyen de l'Evangile, voilà le commencement, le fondement de toute unité chrétienne. Tous ceux qui apportent un enseignement allant à l'encontre de ce fondement sont une menace pour l'unité chrétienne. Paul réagit bien différemment devant ceux qui prêchaient le véritable Evangile pour de mauvais motifs, et ceux qui prêchaient un faux évangile. Dans le premier cas il se réjouit (voir Philippiens 1:18). Dans le deuxième, il déclare ces prédicateurs anathèmes, c'est-à-dire maudits (Voir Galates 1:9).

            Le contenu de l'Evangile est crucial. S'il est faussé, nous sommes en grand danger ! Aussi Paul écrit-il : "Mais si nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annonçait un Evangile différent de celui que nous avons annoncé, qu'il soit anathème !" (Galates 1:8). La clé, c'est le contenu de l'Evangile, et non l'amabilité, la bonté, ou le charisme fascinant de l'orateur ! S'il faut écarter même un ange du ciel, à combien plus forte raison le pasteur le plus aimable, le plus attachant ! Parmi les loups qui détruisent l'Eglise actuelle, il y a des gens absolument charmants. Pour Paul, "combattre pour la foi de l'Evangile", c'est s'opposer à tout ce qui altère l'Evangile, et c'est interpeller tous ceux qui acceptent des compromis au sujet de cet Evangile. Cette lutte est inséparable de l'essence même de l'unité chrétienne. Mais quand des pasteurs disent en chaire que le troupeau viole l'unité chrétienne simplement parce que certains demandent au pasteur de prêcher l'Evangile, ils pervertissent la notion même d'unité biblique. De tels pasteurs ne se soucient en rien de l'unité de la foi : ce qu'ils réclament, c'est qu'on se soumette à leurs programmes fabriqués de toutes pièces par l'homme. Ne vous laissez pas intimider par ces gens-là. Les véritables amis de l'unité chrétienne sont ceux qui luttent pour la foi de l'Evangile.


Pour préserver l'unité véritable, il faut enseigner l'Ecriture dans toute sa pureté
            La Bible, c'est l'autorité immuable de Dieu pour tous les vrais chrétiens depuis le début jusqu'à la fin du temps de l'Eglise. Il est évident que plus notre pensée et notre pratique sont conformes à la Bible, plus nous serons unis. Ceux qui aiment Dieu à cause de Son œuvre de grâce par l'Evangile, et qui aiment les vérités de l'Ecriture verront grandir leur unité à mesure qu'ils avanceront ensemble dans l'étude de la Bible. C'est ainsi que la première église était unie : "Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières" (Actes 2:42). Il devrait être évident pour tous que "l'enseignement des apôtres", c'est le Nouveau Testament, et non quelqu'ouvrage récent qui plaît aux esprits non régénérés (5). Certains mouvements actuels se fondent sur Actes 2:42 pour promouvoir les petits groupes. Mais ce passage n'a rien à voir avec l'effectif des groupes : il montre simplement par quels moyens ces chrétiens nourrissaient leur foi. C'est pervertir ce texte que de s'en servir pour recommander une activité autre que l'étude d'une traduction fiable des Ecritures.

            C'est un fait : des chrétiens nourris de la Bible (enseignée dans toute sa pureté) découvriront qu'ils sont un avec d'autres chrétiens nourris de manière semblable, même quand ils viennent de cultures ou de dénominations différentes. Dernièrement j'ai eu la joie de goûter l'unité avec des gens issus de dénominations différentes pour la simple raison que nous avions une même passion pour l'Evangile et pour la Parole de Dieu. Par ailleurs, il m'est arrivé de rencontrer des personnes issues de dénominations proches de la mienne, sans être dans l'unité avec eux ; en fait presque tout nous séparait (6).

            Des personnes qui ont des conceptions fort différentes au sujet de l'eschatologie ou du mode de baptême peuvent être réellement unies. Je ne veux pas dire que ces questions soient sans importance : au contraire. Mais si on est d'accord pour déclarer que l'Ecriture est l'arbitre en toutes choses, et que les affirmations de l'Ecriture sur une question donnée constituent l'autorité suprême, on a en commun un cadre qui permet de progresser. Là où l'Evangile lui-même fait l'objet de compromis, jamais il n'y aura d'unité.

            Une exégèse biblique soignée affermit cette unité de l'Esprit que Dieu donne dès le moment de la conversion. La prédication et l'étude de la Bible procurent l'unité de la foi, et unissent les chrétiens de plus en plus à mesure que Dieu se sert de Sa Parole pour transformer les vies. L'unité de l'Esprit dont parle Paul en Ephésiens 4:3, c'est celle que Dieu crée, en nous immergeant dans un seul et même corps : "car c'est dans un seul Esprit que nous tous, pour former un seul corps, avons été baptisés, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit" (1 Corinthiens 12:13). Dans un autre article, j'ai écrit que la Parole de Dieu est un moyen de grâce (7). Il faut conserver l'unité de l'Esprit pour que les chrétiens manifestent l'humilité, la patience et l'amour réciproques (Voir Ephésiens 4:2 et Colossiens 3:12-14). Nous avons donc besoin que la grâce accomplisse en nous une œuvre intérieure, et vainque les motivations charnelles qui entraveraient cette unité. L'aliment qui produit cette croissance, c'est la Parole de Dieu : "Désirez comme des enfants nouveaux-nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut..." (1 Pierre 2:2). Lorsque dans l'assemblée c'est la sagesse humaine et non la Parole de Dieu qui est prêchée, on vole aux chrétiens le moyen par lequel Dieu transforme les vies tout en préservant l'unité de l'Esprit.

            De plus, là où les chrétiens ne sont pas nourris du "lait non frelaté de la parole" il n'y a pas de progression vers le but final qui est l'unité de la foi (Ephésiens 4:13). Remplacer la Parole de Dieu par des paroles d'homme, c'est faire obstacle à cette unité de la foi. Oui, les prédicateurs qui s'attachent avant tout à "optimiser la vie" (8) ont du succès, parce que leur enseignement paraît plus orienté vers les questions pratiques, et adapté aux "besoins conscients" des "gens en recherche". Mais ces prédicateurs n'ont que faire de "l'ordre du jour" divin pour l'église. Quant à l'enseignement d'Ephésiens 4 sur l'unité, comment donc parviendrons-nous "à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ" (Ephésiens 4:13) en écoutant une série de sermons sur les meilleurs moyens de gérer notre stress sur notre lieu de travail ?

            Un enseignement de la Parole elle-même, fondé sur une exégèse saine, voilà ce qui conserve l'unité de l'Esprit. Voilà ce qui donne au peuple de Dieu le moyen par lequel le Seigneur dans Sa miséricorde transforme les vies et fait progresser vers l'unité de la foi. Voyez les problèmes auxquels cet enseignement permet d'échapper : "Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes et leur fourberie et leurs manœuvres séductrices..." (Ephésiens 4:14). Oui, il faut résister à ces vents de doctrine qui ballottent les gens dans tous les sens et qui sapent leur foi précieuse. Si les saints sont équipés au moyen de la Parole de Dieu, ils auront assez de force spirituelle pour résister à ces vents-là et pour progresser dans une authentique unité chrétienne.

            Bref, la prédication de l'Evangile a pour effet de conduire dans l'unité de l'Esprit ceux qui le reçoivent. Elle est le moyen choisi par Dieu pour convertir les pécheurs perdus et pour les immerger dans le corps de Christ. Par l'enseignement de la Bible, les convertis reçoivent un aliment spirituel qui les fait croître dans la grâce et dans la connaissance du Seigneur. Ainsi les attitudes et les comportements charnels sont ôtés, ce qui préserve l'unité chrétienne. Enfin le but de la prédication de l'Evangile et de l'enseignement selon la Bible est de conduire le corps de Christ à l'unité de la foi. Je ne pense pas que cette unité puisse être établie dans toute sa plénitude avant le retour de Christ ; mais il incombe aux responsables chrétiens de veiller sur l'unité chrétienne et de l'alimenter jusqu'à ce que le Seigneur revienne.


La fausse unité est centrée sur l'homme
            L'Ecriture montre que l'unité véritable est centrée sur l'Evangile. Il n'en est pas de même pour cette fausse unité pour laquelle beaucoup prennent fait et cause de nos jours. Dans la plupart des cas, il s'agit de s'unir en se soumettant à la "vision" d'un leader religieux. Mais ici, le mot "vision" n'a pas le sens qu'il a dans la Bible. Il a le sens qu'on lui donne dans le monde du marketing : il désigne la représentation mentale que se fait le leader de son produit et de l'avenir de son entreprise.

            Quand j'étais au séminaire, j'ai dû suivre un cours sur la croissance de l'église. Une partie de notre formation consistait à aller visiter une église qui avait "réussi". On nous en a fait visiter une qui était passée de quelques centaines de membres à deux mille membres après avoir mis en place un programme pour les enfants. Ceux-ci le trouvaient tellement extraordinaire et passionnant qu'ils traînaient leurs parents, bon gré mal gré, jusqu'à l'église. Un autre aspect du programme de cette église consistait à créer des activités collectives et des enseignements adaptés à ceux qui normalement ne voudraient pas fréquenter une église. Le pasteur qui avait monté ce projet si réussi est venu donner une conférence au séminaire. Il a parlé des visions et de "la manière de communiquer une vision". Il nous a dit que Bill Gates avait d'abord visualisé son programme "Windows", puis avait communiqué cette vision aux membres de son entreprise avant de la réaliser grâce aux stratégies d'entreprise. De même, disait-il, le pasteur doit être un visionnaire capable de "voir" ce que l'église n'est pas encore ; il doit communiquer cette vision aux personnes-clé de l'église, puis mettre en branle les processus nécessaires à la réalisation de sa vision. Lui-même avait réussi à faire cela. Le résultat, c'était une église prospère, remplie de gens "en recherche", et de plus une église bien vue dans la localité.

            L'unité indispensable à la mise en place de cette église provenait de l'image mentale conçue par un leader religieux, de sa vision d'un brillant avenir. C'est l'unité d'une entreprise religieuse. Pour réaliser ce genre de vision, il faut que tous les rouages collaborent entre eux ; et que chacun d'eux serve les buts du "leader visionnaire". Les leaders chrétiens ont voulu exploiter la "sagesse" des gourous du monde des affaires, et ils en ont extrait une version religieuse pour aider les pasteurs à vendre l'église. Voilà très exactement ce qu'on m'a appris dans ce cours au séminaire. Pendant le cours, j'ai publiquement manifesté mon opposition, mais la plupart des autres étudiants ont gobé cet enseignement.

            Tout le problème est là. Quand la "vision" conduit à transformer une église biblique en un collectif qui n'est plus l'église, l'affrontement est inévitable. "Vendre" l'église à des consommateurs de religion dans une localité donnée, ce n'est pas la même chose que de prêcher l'Evangile ! Comme je l'ai dit bien des fois, l'Evangile véritable offense le pécheur. Et le genre de "vision" qui cimente l'unité dans les églises du nouveau mode de perception de ce qui nous entoure a toujours pour but la croissance de l'église. Ces "visions" veulent rendre l'église attrayante pour les personnes non régénérées.

            On commence par communiquer la vision aux leaders dans l'église, pour l'étendre ensuite à toute l'assemblée. Comme dans le marketing, il s'agit de faire croître l'église après avoir étudié un "groupe cible" pour lequel on met au point un "culte" susceptible d'être attrayant. On encourage les gens dans le groupe cible à faire partie de l'église et à y amener des personnes qui leur ressemblent (9). Des affrontements ne manquent pas de se produire, car pour en arriver là, il faut éliminer la proclamation de l'Evangile et les cultes où l'on donne un message purement biblique. Or les chrétiens régénérés ont besoin, pour leur croissance, de cette prédication et de ces messages. Pour pouvoir se convertir, les pécheurs ont besoin d'entendre l'Evangile. Mais le "groupe cible" n'en voudra jamais.

            Si on fait un sondage dans une localité quelconque, jamais le résultat ne sera : "Il ressort d'une enquête conduite de façon rigoureusement scientifique que l'immense majorité des habitants de ce quartier désire voir proclamer avec assurance l'Evangile de Jésus-Christ, et la doctrine de l'expiation par Son Sang. Ils veulent aussi étudier la Bible en profondeur, l'examiner verset après verset." La réalité, c'est que de par notre nature-même nous sommes sous la juste colère de Dieu envers le péché (Ephésiens 2:3) : donc pas un seul pécheur inconverti ne tiendra d'emblée ce genre de propos. En vérité, par nature nous sommes tous des rebelles qui se confient en eux-mêmes et dans une religion fabriquée par l'homme, et qui ne veulent pas s'approcher de Dieu en acceptant les conditions posées par Lui. Si nous avons quelque justice en nous-mêmes avant notre conversion, elle est comparable à des haillons souillés. Quel pécheur inconverti va se présenter en disant qu'il veut entendre prêcher ces choses? Ce dont les gens ont vraiment besoin (entendre annoncer l'Evangile qui les appelle à croire en Christ et à se repentir) est entièrement différent de ce qu'ils désirent (ils veulent simplement satisfaire leurs appétits religieux.) Ces deux choses sont incompatibles entre elles. Si on permet aux désirs de ces gens de modeler le programme de l'église, alors celle-ci sera comme du sel qui a perdu sa saveur (Voir Matthieu 5:13).

            Dès l'instant où les responsables ont pris cette décision toute simple – de façonner le programme et le message de l'église en fonction des principaux soucis et des besoins de la société incroyante – alors inévitablement, l'annonce de l'Evangile et l'enseignement biblique cessent d'être la colonne vertébrale de l'Eglise.


La vision qui provient de l'homme produit une fausse unité
            Dès que, pour favoriser la croissance de l'église, on adopte cette nouvelle "vision" issue du monde de l'entreprise, l'unité qu'on qualifie de "chrétienne" change entièrement de nature. La "vision" ne s'accomplira que si tous les membres de "l'équipe" veulent bien, ensemble, consacrer leurs talents, leur temps et leurs efforts pour la réaliser. Comme dans l'entreprise commerciale qui a servi de modèle, du président directeur général au moindre manutentionnaire, tous doivent investir leur énergie dans cette vision, à l'exclusion de tout autre but.
            C'est pourquoi dans les livres qui sont écrits pour former les pasteurs dans ce sens, on trouve un avertissement pour prévenir les pasteurs afin qu'ils sachent qu'ils doivent être prêts à l'idée de perdre des membres de l'église – et dans certains cas la plupart des membres. On les prévient qu'ils ne réussiront pas, s'ils dépensent leur énergie à lutter contre des opposants où à essayer de les manipuler. En effet, ces opposants sont les chrétiens nés de nouveau qui estiment qu'il faut absolument annoncer l'Evangile. Le résultat, c'est une unité qui est le produit de l'organisation humaine, une unité soumise à une autorité humaine, au service d'une "vision" issue du monde de l'entreprise, qui n'a rien à voir avec la véritable vision donnée par le Seigneur aux saints une fois pour toutes (...afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Jude 1à 3).

            Les leaders qui convertissent des églises bibliques en organisations religieuses adaptées aux besoins des consommateurs religieux recourent souvent à la tactique suivante : ils accusent ceux qui leur résistent d'être "des diviseurs". Ils citent des versets bibliques à ces chrétiens peu méfiants et à la conscience sensible, qui pour rien au monde ne voudraient nuire à leur église. Ces chrétiens voient bien que quelque chose ne va pas, car l'église est plus mondaine, moins attachée au Seigneur, et on a cessé d'y proclamer les doctrines bibliques fondamentales. Ces chrétiens s'entendent dire qu'ils divisent le corps de Christ, et que la Bible met en garde contre ceux qui font de telles choses : "Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, contrairement à l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux" (Romains 16:17). Le problème, c'est que ce verset ne parle pas de l'unité autour d'un nouveau plan de marketing pour une entreprise. Le verset précise : "contrairement à l'enseignement que vous avez reçu (de Paul)".

            Les vrais diviseurs sont ceux qui ont substitué à l'unité de l'Esprit et à l'unité de la foi la "vision" personnelle du pasteur. Ce sont eux qui ont commis le méfait dont ils accusent les dissidents du troupeau. Ces leaders suscitent des dissensions et des entraves parce qu'ils ont de leur plein gré écarté l'enseignement de Christ et de Ses apôtres au profit d'une sagesse tout humaine.

            »Éloigne de toi, après un premier et un second avertissement, celui qui provoque des divisions, sachant qu'un homme de cette espèce est perverti, et qu'il pèche, en se condamnant lui-même" (Tite 3:10). Le fauteur de divisions selon la Bible c'est celui qui rejette la saine doctrine et les pratiques bibliques, et non pas celui qui refuse d'aider un leader religieux à mettre en œuvre sa "vision" de réussite et de gloire pour une entreprise religieuse. Par exemple, l'Eglise catholique romaine a appelé Luther "un diviseur". Pour savoir si Luther était ou non un diviseur, il faut examiner sa doctrine et sa pratique à la lumière de la Bible, et faire de même pour l'Eglise romaine. Celui qui est en désaccord avec une entreprise religieuse fabriquée par l'homme n'est pas pour autant un hérétique ou un diviseur. C'est le cas notamment lorsque l'enjeu de la division, c'est la substance même de l'Evangile.


Conclusion
            Jésus dit : "Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division" (Luc 12:51). Quand l'Evangile est annoncé à des inconvertis, il produit une division. Ceux qui répondent par la foi sont séparés d'avec ceux qui rejettent l'Evangile. L'unité chrétienne est suscitée par l'Evangile, et elle est inséparable de la soumission à l'Evangile. C'est Dieu qui suscite cette unité quand Il régénère des hommes et des femmes et les réunit par Son Esprit à ceux qui croient déjà. On cultive cette unité en enseignant la saine doctrine biblique qui aboutit à l'unité de la foi.

            La fausse unité est celle qu'exigent les leaders religieux au nom de leurs idées personnelles ou de leur organisation. Voilà l'unité que voulaient les leaders religieux d'Israël, et pour lesquels Jésus constituait une menace. Son Evangile amenait la division dans leur système religieux, et détruisait leur unité. Ils ont donc tenu à se débarrasser de Lui. L'Evangile divisera les églises de la même manière, à moins que leur fondement ne soit l'Evangile lui-même.
            Cette "vision" qui traite l'église comme une entreprise, vision qui a pour but d'augmenter le nombre de consommateurs de religion, crée une fausse unité, et cette église serait vouée à une division inéluctable si on y prêchait le véritable Evangile. Les véritables amis de l'unité chrétienne sont ceux qui s'emploient à prêcher l'Evangile dans toute sa pureté. Ceux qui font la promotion d'une "vision" centrée sur l'homme et mettent en avant leurs systèmes religieux, voilà les ennemis de l'unité chrétienne. Puissiez-vous être encouragés, vous qui œuvrez pour l'Evangile : en agissant ainsi, Jésus se réjouit de votre service.

Les citations bibliques de la traduction française sont tirées de la Bible dite "A la Colombe", 1ère édition, Alliance Biblique Universelle.

Notes
1. Dans les églises dites "seeker-sensitive" ("sensibles aux personnes en recherche") on évite d'aborder dans une perspective biblique les questions telles que le péché, la repentance, la condition déchue de l'homme naturel. Le principe est de "répondre à la demande des clients": en effet les dirigeants de ces églises utilisent les méthodes du monde de l'entreprise. Les "prédications" sont d'ordre pratique et s'appuient sur la psychologie moderne: savoir résoudre un conflit, apprendre à gérer son stress, à s'occuper de ses enfants, etc. Ces églises évitent les musiques et les chants qui tranchent sur ceux du monde, et utilisent des versions édulcorées de la Bible. Elles connaissent une croissance considérable dans les pays anglophones, et se développent aussi en France et dans d'autres pays francophones.

2. En réalité ce message est une synthèse de plusieurs dizaines d'appels téléphoniques et d'e-mails qui m'ont été adressés.

3. On les appelle "pasteurs" mais ils se soucient peu de faire paître le troupeau de Dieu, et beaucoup de faire croître leur entreprise religieuse par les méthodes du marketing.

4. Dans ce passage, c'est la forme verbale du terme "pasteur", (équivalent de "berger") qui est employé au sens de "faire paître".

5. Le mouvement "Purpose Driven" (Celui de Rick Warren, auteur du livre Une vie, une passion, une destinée) utilise ce passage pour prouver qu'il est nécessaire de mettre en place de petits groupes. La plupart de ces groupes se consacrent à l'étude du livre Une vie, une passion, une destinée.

6. Pour être plus précis, j'ai connu une excellente communion fraternelle fondée sur l'Evangile avec des Luthériens et avec des Réformés, et j'ai rencontré de fortes résistances de la part de Baptistes et de Pentecôtistes. J'ai obtenu mes diplômes de théologie dans une Ecole Biblique pentecôtiste et dans un Séminaire baptiste. La question cruciale est de savoir si le mouvement qui se veut "adapté aux gens en recherche" est entré ou non dans une église donnée. Ceux qui accueillent ce mouvement et ceux qui, par attachement à l'Evangile, lui résistent n'appartiennent pas à la même espèce.

7. Voir "Critical Issues Commentary, N° 84, "Means of Grace" (Moyens de grâce) à l'adresse http://cicministry.org/commentary/issue84.htm

8. En anglais: "life-enhancement". J'emprunte cette expression au sermon de Ray Comfort, Hell's Best Kept Secret (Le secret le mieux gardé de l'enfer).

9. L'ouvrage de Dan Southerland, Transitioning – Leading Your Church Through Change, ("La transition – comment faire passer votre église par le changement", Zondervan, Grand Rapids, 1999) est un manuel pratique pour ceux qui veulent mettre en œuvre ce genre de processus. Southerland admet que quand il s'est converti à la vision de Une vie, une passion, une destinée il a perdu 300 membres, qui lui reprochaient (en particulier) de ne plus prêcher l'Evangile. Mais par la suite il s'est retrouvé avec une église de 2000 membres. Rick Warren fait de la publicité pour l'ouvrage de Southerland, et en a rédigé la préface. Ce livre peut ouvrir les yeux de ceux qui se demandent "Mais que se passe-t-il donc dans mon église?" Il expose un projet subtil et complexe pour transformer délibérément une église et la faire croître, afin que le consommateur religieux potentiel "moyen" la trouve "attrayante".


http://www.latrompette.net/post/A071-vraie-fausse-unite-divisions.htm