mercredi 2 février 2011

Accepter Christ -2: Le chemin étroit du vrai Evangile qui mène à la Vie. A.W. Tozer

Eh bien, en fin de compte, accepter Christ, c’est accepter ses amis comme vos amis, et quand j’en viens à cette partie, je suis heureux, parce que les amis de Jésus-Christ sont les gens les plus aimables du monde entier. Je n’ai pas honte des amis de mon Sauveur. Oui, je sais qu’il y a quelques chrétiens qui sont un tout petit peu barjots ? Oui, je sais ! Je sais qu’il y en a chez qui ça ne tourne pas tout à fait rond- quelques-uns- et je sais qu’ils font des choses étranges; je sais qu’il y en a qui portent des badges, vous savez, aussi gros qu’une chope de bière, qui disent « Jésus seulement » et ils vont dans la rue et ils font des choses étranges. Mais mes amis, que le Seigneur les bénisse, ils sont bien intentionnés ! Et, parfois, ils gagnent des gens pour le Seigneur quand de dignes personnes comme nous, n’y arrivent pas.

Avez-vous entendu parler de cet homme: c’était un grand prédicateur et il avait un de ses amis, un avocat, qu’il essayait souvent de faire venir écouter le message de la Parole de Dieu, mais celui-ci ne voulait pas venir. Cependant, un jour, il est venu. Dans cette même église, il y avait un homme qui n’était pas forcément très intelligent mais qui avait vraiment un grand cœur. Lorsqu’il vit cet avocat entrer, le prédicateur fut extrêmement inquiet, parce que cette personne, qui avait un grand cœur mais était un peu simple, avait l’habitude de faire le tour de l’église et de demander aux gens s’ils étaient sauvés. Alors il se mit à prier silencieusement que le Seigneur l’aide à prier un grand sermon et qu’il garde cette fameuse personne éloignée de cet avocat, parce qu’il savait que l’avocat était une personne cultivée, respectable, qui s’en irait certainement bien vite si qui que soit l’approchait. Enfin, quand il donna l’invitation pour recevoir le salut après le sermon, de façon prévisible, à sa grande horreur et désolation, ce simple garçon s’est approché de l’avocat et lui a pris la manche et l’avocat est parti. Eh bien, a-t-il dit, je savais que ça allait arriver.

Vers minuit, ce même soir, le téléphone sonna et l’avocat était à l’autre bout du fil et il dit: «Révérend, venez, je veux vous voir.» «Oh, je voulais m’excuser» dit-il, «je me sens si mal à l’aise par rapport à ça.» Il dit: « Par rapport à quoi? » Il dit: « A cause de ce pauvre garçon qui est venu vous voir et vous embêter pendant le service, vous savez.» Il dit: «Venez, s’il vous plaît, je veux vous voir.»

Donc il y alla. Il dit: « Je suis en détresse; mon âme est prête à périr ! Je dois être sauvé; dîtes-moi comment être sauvé!» Il n’a pas fallu longtemps au prédicateur pour amener l’avocat à Jésus-Christ. Quand il eut reçu la lumière de la nouvelle naissance et qu’il fut pardonné et régénéré, le prédicateur s’aventura à lui demander, « Qu’est-ce que c’était exactement dans mon sermon qui vous a amené au Seigneur? » Il dit: «Révérend, rien dans votre sermon.» Il dit: «Vous vous rappelez ce garçon étrange qui faisait le tour et s’en est pris à moi?’ »  Il dit: «Oui, et je voulais m’en excuser.»  «Ne vous excusez pas» dit-il, «C’est comme ça que j’ai été sauvé ! Vous savez ce qu’il m’a dit ? Il m’a dit: ‘Voulez-vous allez au ciel?’ J’ai dit: ‘Non!’ Il a dit, ‘Eh bien, allez en enfer alors!’ et il est parti!».  Il dit: «J’étais en colère, et je suis sorti de l’église mais tandis que je descendais la rue, j’entendais le ciel ou l’enfer, le ciel ou l’enfer, le ciel ou l’enfer» et il dit: «Si ce n’est pas le ciel, c’est l’enfer ! C’est pour cela que je vous ai appelé!»

C’est pourquoi je vous dis mes frères, j’aime le peuple de Dieu et j’accepte ses amis comme mes amis ! Cela ne m’importe pas de quelle couleur ils sont; s’ils sont saints et Ses amis, ce sont mes amis et je n’ai pas honte d’eux ! Je n’ai pas honte de mes amis d’où qu’ils viennent. Je prêche dans des universités et des séminaires et parmi les grands noms et j’ai prêché à des évêques, mais j’aime les gens de Dieu simples et entiers; des gens sans trop d’éducation et peut-être n’ont-ils pas toute la culture et ils pensent que Beethoven était celui qui jouait avant-droit au PSG, et tous ces trucs mais ils sont les brebis de Dieu, ils sont aussi les enfants de Dieu, ils sont mes frères ! J’accepte Ses amis comme mes amis.

Ensuite, croire en Jésus de manière salutaire, c’est accepter ses ennemis comme mes ennemis. Ceci est tout autre chose. Les ennemis du Seigneur Jésus n’auront jamais des excuses de ma part, mes frères! J’ai prié: «Oh, Seigneur… ne permets jamais que je me fasse des amis à tes dépens! Ne permets pas que les églises qui ne t’inviteraient pas, m’invitent. Ne permets pas que ceux qui ne viendraient pas à toi, viennent à moi. Je veux que tes ennemis soient mes ennemis et que tes amis soient mes amis! » J’aime les amis et je n’ai pas peur des ennemis.

Qu’est-ce que Godridge a écrit ? «As-tu un ennemi devant qui j’aurais peur de plaider Ta cause ? As-tu un agneau dans tout Ton troupeau que je ne daignerais pas nourrir?» Et la réponse, c’est Non ! Il n’y a pas d’ennemi devant qui je ne plaiderais pas la cause de Christ ! Il n’y a pas d’agneau que je ne nourrirais pas quelle que soit sa pauvreté ! Donc, j’accepte les ennemis de Christ comme mes ennemis, et j’accepte Ses voies comme mes voies; je prends Ses voies. Je ne viens pas vers Lui pour prendre un badge ou un ticket qui me dit que je suis sauvé, puis ensuite continuer sur mon chemin. Je viens vers Lui et ensuite je marche selon Sa voie ! «Suis-moi» a-t-Il dit. Cela signifie prendre Sa voie; la voie de l’obéissance, la voie de la prière, la voie du service, la voie de la consécration, la voie de l’amour, la voie de la miséricorde, la voie de la sainteté ? Telle est Sa voie.


Prendre sa croix
Et ensuite, j’accepte Son rejet comme mon rejet; c’est cela d’accepter Christ… J’accepte Sa croix comme ma croix, ou du moins, je prends une croix comme ma croix. Jésus Christ dit: «Chargez-vous de votre croix.»
Qu’est-ce que la croix de Christ ? Eh bien quelqu’un a un mal de dents et il dit: « Je vais porter ma croix. » Non, mon frère ! C’est seulement un mal de dents; il se peut que le diable ait mal aux dents, s’il en a ? Je ne sais pas si le diable a des dents… Mais ces choses qui vous arrivent; votre bébé meure ou votre vache tombe malade ou votre culture de maïs ne marche pas, elle ne lève pas, ou la sécheresse frappe votre champ. Vous dites, « C’est ma croix. » Non!  Une croix, c’est quelque chose qu’on prend volontairement, et ces choses-là, vous ne les avez pas choisies volontairement ! Elles font partie des choses qui arrivent pareillement aux justes et aux injustes. Si la température monte à 104 degrés comme ici cette semaine, ce n’est pas une croix ! Tous les pécheurs sur l’autoroute s’essuyaient le front de même que vous, donc ce n’est pas une croix !

Vous ne serez pas récompensés pour avoir essuyé la sueur de votre front par une température de 104 degrés ! Ce n’est pas une croix, c’est simplement quelque chose qui est arrivé. Donc une croix, c’est quelque chose qu’on prend délibérément. C’est l’obéissance à Christ. C’est faire ce que le Seigneur ordonne, et en accepter ensuite les conséquences; si les conséquences constituent une croix, alors prenez votre croix. Jésus Christ n’a pas choisi la croix, c’est-à-dire qu’Il n’a pas choisi la croix en ce sens qu’Il ait voulu mourir sur une croix. Mais il voulait vous sauver, et Il voulait obéir à Dieu et la croix c’était la seule solution, donc Il est allé à la croix parce qu’Il était obéissant à Son Père et qu’Il vous aimait. Et donc la croix, c’est l’obéissance envers Dieu et l’amour pour les hommes et tout ce qu’il peut en résulter de difficile, de dur, ou de pénible, même la mort, c’est cela la croix ! Donc je prends la croix comme Lui a pris Sa croix.

Accepter la vie de Christ comme notre vie :le vrai sens d’accepter Christ
Et ensuite, j’accepte Sa vie comme ma vie. Oh, Dieu merci pour cela ! On ne reste pas sur la croix pour toujours. Il a pris six heures pour mourir, mais maintenant Il vit ? Pour combien de temps ? – pour toujours! Il est revenu des morts, et Il a consterné le diable, confus les pharisiens et effrayé l’empire romain. Il était mort, mais Il vit à nouveau ! Et le chrétien qui est véritablement un chrétien mourra avec Lui mais reviendra aussi des morts; c’est-à-dire qu’il faut mourir maintenant dans cette vie, mourir à vos ambitions, mourir à votre orgueil, et mourir à toutes ces choses dont le monde se glorifie; il faut mourir à tout cela! Le monde se glorifie, et vous, vous mourez. Frère Brown a dit l’autre soir qu’aucun homme n’est en droit de réclamer quoi que ce soit tant qu’il n’est pas mort à cette chose, et il a parfaitement raison ? Je suis d’accord avec lui à cent pour cent.

D’autre part, cela signifie accepter Son avenir comme votre avenir. O merveille des merveilles! Il est revenu de la mort et Il est monté à la droite du Père; un de ces jours Il sera couronné avec toutes les couronnes au monde : la couronne que Dieu Lui mettra sur la tête et ensuite la couronne que Son propre peuple mettra sur Sa tête. Ils viendront du nord et du sud, de l’occident et de l’orient et ils jetteront leurs couronnes à Ses pieds. Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois et ils s’écrieront : «Ô Christ, prends pour Toi la puissance et le règne!» Et vous et moi nous aurons part à cela, si nous suivons Christ. Nous pouvons nous permettre d’endurer quelques dérangements aujourd’hui parce que toute la gloire est dans le futur.

Permettez-moi de vous dire que l’homme qui essaie de retirer les désagréments de votre vie et d’adoucir et d’embellir la croix et de la rendre socialement acceptable, cet homme est votre ennemi! Peu importe s’il est pasteur ou docteur en théologie, c’est votre ennemi ! Cet enseignant, quel qu’il soit, qui vous dit que le christianisme c’est une partie de plaisir et qu’on s’amuse bien, celui-ci vous ment dans la figure, et vous ne devriez pas accepter cela! Le christianisme possède sa gloire, sa joie ineffable et pleine de gloire. Mais il possède également sa croix et Jésus-Christ a porté la croix en vue de la joie qui allait suivre.

Mais nous, enfants charnels, petits agneaux, pauvres saints pitoyables, chrétiens au format de poche, nous n’avons pas envie de prendre la croix ni subir aucun désagrément. Nous ne voulons pas renoncer à nos plaisirs…Dès lors qu’un loisir devient ton seigneur et ton maître et que tu en parles tout le temps, c’est cuit mon frère!… Si tu ne renonces pas à toi-même, tu ne sers pas Dieu. Il t’appelle à prendre Son chemin difficile afin qu’Il puisse poser délicatement Sa couronne sur ton front au jour de Son triomphe. C’est cela que signifie recevoir Christ, accepter Christ, croire en Christ, cela implique tout cela et rien de moins ! Et tout effort que ferait quelqu’un pour vous caresser le dos et vous faire rentrer, cela ne sert à rien!

Le frère Robertson a dit qu’une fois, il avait vu un nid de poule, et qu’il avait vu les poussins casser la coquille avec leur bec, et qu’est-ce que c’était difficile ! Ils luttaient, ils tombaient et se renversaient, et il a dit qu’il avait pitié d’eux du fond de son cœur. Il a dit: «La prochaine fois que je vois éclore des œufs, je vais les aider à sortir.» Donc il a dit que la prochaine fois qu’il a vu des œufs éclore, il a poussé de côté la poule, et il a fait sortir les poussins, et il a dit qu’ils sont tous morts ! Et il en est ainsi d’un grand nombre de nos chrétiens: nous les avons faits sortir de la coquille ! De peur de ne pas les avoir du tout, nous avons pris les devants pour les faire sortir de la coquille, et le résultat, c’est qu’ils meurent sans arrêt, et nous disons qu’ils ont rétrogradé ! En fait, ils n’ont pas rétrogradé, parce qu’ils n’avaient jamais été régénérés du tout!
L’accepter, c’est L’accepter de manière révolutionnaire. C’est L’accepter complètement, Le prendre tout entier, me donner tout entier à Lui.

C’est L’accepter exclusivement sans avoir d’autre espoir que Lui; Lui seul est mon espoir. C’est accepter Ses amis comme mes amis, Ses ennemis comme mes ennemis, Ses voies comme mes voies, Son rejet comme mon rejet, la croix, c’est ma croix, Sa vie, c’est ma vie, et Son futur glorieux, c’est mon futur glorieux: c’est cela que signifie être chrétien! Et mes amis, ça en vaut la peine, et si nous devions tous croire en Christ ce soir et mourir demain, nous passerions l’éternité à remercier Dieu avec tendre affection qu’Il a permis que cela arrive! Oh oui! Tu ne peux pas te permettre d’être perdu. Tu ne peux pas te permettre de supposer que tu es sauvé, alors que quelqu’un t’a simplement fait sortir de ta coquille en essayant de faire de toi un chrétien, et que tu n’as jamais connu ce que c’est d’être né de nouveau.


Il serait moralement insensé de ne pas résoudre cette question, de savoir si j’ai ou non une relation salutaire avec Jésus Christ. Je ne demande pas si tu as signé une carte, je ne demande pas si tu as été baptisé; on peut faire ces deux choses et pourtant être perdu. On peut faire ces deux choses en étant sauvé, mais ces choses ne sauvent pas. Mais il serait moralement insensé de négliger cette question ? Veux-tu la résoudre maintenant ? On ne peut pas considérer que c’est gagné d’avance.

N’oubliez pas: vous ne misez pas sur votre âme, vous vous garantissez d’être perdu. Ne pas entrer dans une relation salutaire avec Jésus Christ, c’est commettre un suicide moral! Les jeunes gens particulièrement, dans ce temps terrible de putréfaction et de corruption; dans cet effroyable temps de superficialité, où nos jeunes sont égarés par des gens qui devraient connaître la vérité, et ils sont bruyants et têtus, et se dirigent vers le royaume en riant, et comptent arriver enfin au Ciel; pour s’apercevoir un jour que leurs jeux les ont menés en enfer!

Et vous, mes chers jeunes gens, je vous aime tellement que je serais prêt à m’allonger et me laisser piétiner par vous jusqu’au matin, si je pouvais seulement vous sauver de cette fausse doctrine qui enseigne qu’accepter Christ est un jeu. Accepter Christ, c’est un acte révolutionnaire qui change la personne tout entière ! Mais vous dites: «Ce que vous dites n’est vrai que pour les gens plus âgés.» C’est vrai pour tout-le-monde!

J’ai connu un garçon dont sa mère était juive et son père non-juif, je les ai mariés. Ensuite ce garçon est né; il a grandi jusqu’à dix-huit ans environ. Il était en danger de devenir un jeune délinquant. Un soir, j’ai fait un appel à l’autel et il est venu; il s’appelait David. Et tous ceux qui étaient là savaient quel genre de vie il vivait. Et quand il est entré dans cette pièce, je me suis dit: «Voilà que David y va, il n’en viendra probablement rien.» Donc, Dieu sait que ma foi n’a pas aidé! Bientôt, David est revenu en courant. Il est sorti comme un cheval de course qui sort de l’écurie, et il m’a cherché, il avait le visage tout illuminé; il avait été converti. «Eh bien, ai-je pensé, très bien, mais c’est un garçon émotionnel. Voyons ce qu’il en vient. Eh bien, vous savez, il n’a pas fallu attendre longtemps avant qu’il soit devenu l’un des dirigeants dans l’église ! Peu de temps après, il est venu me voir avec le visage rayonnant et m’a dit: «Je vais à l’université biblique!» Et donc, il est allé à l’université biblique, et quand il est arrivé là-bas, il a remué son université, et depuis, il continue à aller fort! Ce garçon s’appelle David Schafer.

Mes chers amis, lui aussi n’était qu’un jeune; ce n’était qu’un jeune. N’attendez pas d’avoir des cheveux gris sur les tempes. Ce message d’acceptation; d’acceptation radicale, révolutionnaire, exclusive et finale de Christ avec tout ce que vous avez; cela s’adresse à tout-le-monde! Cela s’adresse autant à la personne la plus jeune qui m’entend ce soir qu’à la personne la plus âgée. Prions un instant.

Notre cher Seigneur Jésus, nous sommes avec Toi dans cette affaire. Nous sommes avec Toi dans cette affaire. Nous nous attachons maintenant à Toi avec délibération. Ta Parole a été donnée, en tant qu’invitation, et nous avons expliqué ce qu’Elle signifie. Maintenant, Seigneur, s’ils Te suivent, très bien. Sinon, je ne sais pas ce que je peux faire. Oh Christ, ce soir, nous Te demandons que Tu aides chacun à reconsidérer et repenser et décider si le Ciel est plus désirable que l’Enfer et si le désagrément de porter Sa croix et les persécutions et les difficultés qui viennent lorsqu’on suit l’agneau, si ces choses en valent la peine à la lumière de l’éternité.

Nous Te demandons, O Seigneur ! Nous Te prions de nous sauver de la superficialité, sauve-nous, nous Te prions, de ce pseudo-christianisme qui courre. Sauve-nous, nous Te prions, de l’eau alcaline qui tue. Sauve-nous, nous Te prions, O Dieu, de toutes ces doctrines diluées qui nous laissent là où nous étions, si ce n’est que nous pensons être dans la bonne voie alors que nous ne le sommes pas. Aie pitié de nous O Dieu! Aie pitié de nous! Bénis ces chers amis, et avant qu’ils n’aillent à leur lieu de repos ce soir, qu’ils soient bien sûrs que toutes ces conditions soient bien remplies et qu’ils peuvent chanter, « J’appartiens à mon Seigneur, et Lui m’appartient ! C’est fait, la grande transaction est faite ! J’appartiens à mon Seigneur, et Lui m’appartient! » Souligne et mets en valeur chaque mot sachant que c’est vrai. Accorde-nous cela, nous Te demandons, O Père, par Jésus Christ notre Seigneur, Amen.


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dimanche 23 janvier 2011

Accepter Christ -1: le chemin spacieux d’un faux évangile qui mène à une vraie perdition

La relation de chacun d’entre nous avec Jésus-Christ fait partie des choses qui sont une question de vie ou de mort. Je crois que nous sommes tous ici d’accord pour dire que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs : personnellement j’en suis convaincu, je sais que cela est vrai, en aucun cas je ne mettrai cela en question. Je crois aussi que nous serions d’accord de dire que nous sommes sauvés par Christ seul, sans les œuvres. Cela j’en suis également convaincu parce que cela est écrit dans la Bible; je ne remets pas cela en question, je ne demande à personne de me l’expliquer, c’est ainsi ! C’est vrai qu’il est mort pour nos péchés selon ce que dit l’Écriture, et c’est vrai qu’il est ressuscité, et la Bible nous dit que nous sommes sauvés par Christ seul, sans les œuvres.

Mais voici la grande question – et il se trouve ici un piège dans lequel tombent des millions de personnes – comment puis-je entrer dans une relation salutaire avec Jésus-Christ ? Il nous sauve par Lui-même, sans aucun mérite humain – toutefois il ne sauve pas tout le monde ! Il doit donc exister quelque chose qui puisse me faire entrer dans une relation avec Christ afin que je puisse être sauvé. Alors quelle est cette chose ? En tous cas, c’est une affaire de vie ou de mort. Vous ne pouvez pas vous permettre de supposer quoi que ce soit : vous devez être certain. Être dans l’incertitude, cela n’est pas jouer avec son âme. Être dans l’incertitude c’est être mort ! De la même façon vous n’oseriez pas traverser le vaste océan sans boussole; tenter une telle chose serait une mort certaine. Ainsi, vous ne pouvez simplement supposer que vous possédez cette relation salutaire si vous ne l’avez pas en réalité. Cette relation doit réellement être là avant que vous puissiez compter dessus : se tromper dans ce domaine c’est être perdu !

Alors si on demandait à l’homme de la rue, au prédicateur moyen, ou à n’importe quel chrétien – « Comment puis-je entrer dans une relation salutaire avec Jésus-Christ ? » on obtiendrait l’une des trois réponses suivantes. Certains diraient « Croyez au Seigneur Jésus-Christ et vous serez sauvé » – ça c’est Actes 16:31. D’autres diraient « Recevez Christ comme votre Sauveur » – ça c’est Jean 1:12, et d’autres encore vous donneraient cette troisième réponse : (et attention, ces deux premières réponses sont tout à fait justes !) « Acceptez Christ comme votre Sauveur personnel. »

Le terme « accepter Christ » à la surprise de beaucoup de personnes, n’apparaît nulle part dans la Bible – cela n’y figure nulle part. C’est cette doctrine « d’accepter Christ » dont je voudrais vous parler un petit peu ce soir. Que signifie « accepter Christ ? »

Je ne suis pas opposé au terme « accepter Christ » même s’il ne figure pas dans la Bible. En effet, il est tout à fait possible d’enseigner la vérité sans pour autant utiliser les mots de la Bible, pourvu bien sûr que ce que vous enseignez représente bien la somme de ce qu’enseigne la Bible à ce sujet. Dans ce cas vous pouvez enseigner la vérité pourvu que les gens à qui vous parlez sachent que c’est bel et bien la somme de ce qu’enseigne la Bible à ce sujet. Donc quand on vous a dit que pour entrer dans une relation salutaire avec Jésus-Christ il vous fallait L’accepter, ce que la personne voulait dire était « croire et recevoir » et « croire » et « recevoir » sont bel et bien des mots bibliques, bien qu’ « accepter » n’en soit pas.

Pourtant « accepter Christ » est devenu la panacée dans tout le monde évangélique, et cela a été fatal pour des millions de personnes ! Toute l’attitude d’accepter; l’acceptation passive de Christ. Cette acceptation si facile ! Un homme délivrera un merveilleux message puis il dira « Maintenant, que devriez-vous faire ? Accepter Christ. Avez-vous accepté Christ ? » Ou alors si on nous appelle au chevet d’un homme mourant, on lui demande : « Avez-vous accepté Christ ? » Et alors s’il dit qu’il l’a fait, on le félicite et quelques jours plus tard on annonce qu’il est aux cieux jouant de la harpe. Eh bien j’ai très peur qu’il y ait des millions de personnes qui périssent parce qu’on leur dit d’accepter Christ, et ils ne savent pas ce que cela signifie.
Vous voyez, lorsqu’on dit à quelqu’un « d’accepter Christ » même si cela n’est pas totalement faux, si on n’explique pas bien ce que cela signifie, cela donne l’impression que Christ se tient devant nous, avec son chapeau à la main, attendant notre bon plaisir, attendant patiemment notre verdict sur Lui. C’est comme si c’était Lui qui nous présentait Sa candidature, alors que c’est plutôt le contraire. Cela me permet d’accepter Christ par simple impulsion de mon raisonnement ou de mes émotions, de l’accepter facilement et sans aucun coût ni aucun dérangement.

Quelqu’un a dit une fois que la croix de Christ ne devrait pas déranger les gens. Eh bien laissez-moi vous dire que s’il y a une chose au monde qui dérange, c’est bien la croix de Christ ! Cette croix a saisi un homme nommé Jésus dans le zénith de Sa vie humaine et L’a emmené sur une colline pour Le mettre à mort – et c’est là, s’il en est, un certain désagrément ! Et toute croix est désagréable; c’est une chose tout à fait désagréable d’accepter Christ, si on sait ce que cela signifie réellement. Mais l’acceptation de Christ tel qu’il est dépeint par la théologie populaire n’amène aucun désagrément.

Regardons comment cela se serait traduit à l’époque de l’Ancien Testament. Supposons que Moïse ait dit, en cette nuit terrible et merveilleuse : « Alors, restez dans vos maisons et tuez l’agneau et mettez le sang sur les poteaux de la porte puis restez là et acceptez le fait que c’est fait – la grande transaction est conclue ! Vous êtes délivrés par le sang de la Pâque. Remerciez Dieu et réjouissez-vous et construisez un tabernacle et restez là où vous êtes. » Et ils seraient restés là en Égypte avec le sang sur les poteaux et Dieu les aurait attendus pour les faire sortir, mais ils seraient restés là et seraient morts en Égypte ! Il fallait qu’ils se lèvent et qu’ils quittent l’Égypte pour prouver qu’ils croyaient dans la puissance du sang de la Pâque !

Prenons maintenant l’exemple du fils prodigue. Un certain homme avait deux fils et l’un a dit à son père, « Donne-moi tout ce qui me revient » et il partagea donc ses richesses entre ses deux fils. Puis, quelques jours plus tard le plus jeune fils partit dans un pays lointain et dépensa toute sa substance dans une vie déréglée. Puis il n’avait plus de quoi se nourrir et donc il a commencé à travailler en dans une porcherie et il s’occuper des cochons. Et il était là dans les enclos et il commençait à avoir faim parce que son salaire était insuffisant. Et ça devait être quelque chose de très humiliant pour un juif de nourrir des cochons. Et un jour un homme arrive – et c’est ici que je me sépare du récit biblique. Un jour un jeune homme arrive muni de tracts évangéliques, et il voit cet homme qui avait quitté sa maison et qui s’occupait des cochons (il sortait tout juste du séminaire où on lui avait appris comment gagner les âmes facilement en neuf étapes).

Et alors il s’approche de ce fils prodigue qui était allongé parmi les cochons et il lui dit, « J’ai une bonne nouvelle pour toi ! » Celui-ci le regarde et répond, « Dieu merci, j’en ai besoin. J’ai vraiment besoin d’une bonne nouvelle. De quoi s’agit-il ? » « Ton Père est prêt à te pardonner ! » « Eh bien » répond le jeune homme, « Merci Seigneur ! »  « Ton père est prêt à te pardonner; est-ce que tu le crois ? » Et le jeune homme répond, « Oui, je le crois. » « Très bien, maintenant remercie Dieu, nous allons prier ensemble pour remercier le Seigneur que tu es sauvé. Tu crois que le père te pardonne. Oui, eh bien, amen ! Alors remercions donc le Seigneur que tu es sauvé. D’accord, maintenant je dois m’en aller ! N’oublie pas de témoigner et je reviendrai plus tard te rendre visite. »

Et donc ce jeune homme reste là-bas dans ce pays lointain et il commence à se sentir l’âme d’un missionnaire zélé et donc il témoigne et il fait des convertis parmi les autres ouvriers et peu de temps après il a réussi à convaincre tout le monde que le père les pardonne, et ils disent tous « Merci Seigneur que le père nous pardonne. » D’accord, ensuite ils construisent un bâtiment ils se donnent le nom de « Première Église des Éleveurs de Cochons Convertis. » Et ils restent là-bas dans le pays lointain; personne ne rentre chez les siens. Et ce jeune homme est toujours en guenilles, il est sale et il pue, et les gens du coin – les personnes respectables du quartier – se bouchent le nez et ils se dépêchent quand ils le croisent. Mais eux ils disent, « Ainsi persécutaient-ils les prophètes qui étaient avant nous. S’ils nous méprisent c’est à cause de notre marche sanctifiée. »

Puis un jour pendant qu’ils chantent des louanges dans cette « Première Église des Éleveurs de Cochons Convertis » dans ce pays lointain, un jeune homme vient leur rendre visite et leur demande s’il peut leur parler, alors il se lève et il dit, « Mettez de côté vos péchés, hommes pervers ! Mettez de côté vos péchés ! Apprenez à faire le bien ; cessez de faire le mal, soyez saints et suivez le Seigneur et faites le bien et vous serez sauvés. » Alors ils l’attrapent par le col et ils le jettent dehors et disent, « C’est un légaliste ! » et ils disent qu’il ne ‘croit pas à la grâce’. « Quant à nous, nous sommes sauvés en acceptant la doctrine. » Et donc ce jeune homme s’en va et le temps passe, le veau gras vieillit et meurt, et le père décède et le fils reste toujours dans le pays lointain.

Voilà l’évangile tel qu’il est le plus souvent prêché aujourd’hui parmi nous ! Il nous est dit, « Croyez en Christ. Accepter Christ et restez là où vous êtes ! » Et on s’efforce d’expliquer et d’excuser cela par tout un tas de raisonnements érudits, mais au bout du compte, le pécheur demeure dans ses péchés ! Et l’homme qui est dans ses péchés sera condamné aussi certainement que le soleil se lève en orient et qu’il se couche en occident !

Notre Seigneur Jésus-Christ faisait son chemin et Il disait, « Si un homme veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même et qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » Ces merveilleuses paroles de Jésus ! « Si un homme veut venir après moi… » Remarquez qu’Il S’intéresse, et qu’Il invite ; Il nous exhorte même, mais Il ne nous supplie pas ! Bien souvent les choses sont inversées dans ces derniers temps de sorte que Jésus se trouve devant le tribunal et c’est le pécheur qui Le juge ! Et si toutefois on acceptait de renoncer à nos péchés et de Le suivre on a l’impression qu’on Lui a rendu un service ! Et pendant ce temps, Il est là d’un air pensif et Il nous attend.

Mes amis, je veux vous faire remarquer que Jésus-Christ passe et si un homme veut venir il vivra éternellement et il obtiendra un gain éternel, mais si un homme ne veut pas il subira une perte éternelle, mais Jésus-Christ ne perdra rien ! Souvenez-vous que si un pécheur vient à Jésus, Jésus ne gagne rien, et s’il refuse de venir, Jésus ne perd rien car Jésus-Christ est Dieu et Dieu est contenu en Lui-même et Il est auto-suffisant et Il tient le monde dans la paume de Sa main ! Et si je viens à Lui je ne L’enrichis en rien ; et si ne viens pas à Lui, je ne L’appauvris en rien. Voici toute l’affaire mes frères et sœurs : c’est moi qui ai à gagner ou à perdre : mais quant à Lui, Il n’a rien à gagner ni à perdre. Si je viens à Lui, Il ne gagne rien car les étoiles dans leurs courses Lui appartiennent et les séraphins et les chérubins et les principautés et les puissances et les pouvoirs et les dominations et les archanges et les cieux-mêmes et la mer de cristal, tout est à Lui ! Et c’est pourquoi Il ne peut rien gagner si je viens et Il ne peut rien perdre si je ne viens pas : souvenez-vous bien de cela ! Mais si je viens, Il dit, « Qu’il renonce à lui-même. » Et c’est justement cela que nous n’osons pas dire aux gens de nos jours ! Mais c’est précisément ce que disaient les évangélistes d’autrefois ! Mais aujourd’hui, c’est justement cela que l’on a peur de leur dire : « Qu’il renonce à lui-même. »

D’ailleurs dans la pénombre des notions religieuses modernes, c’est conçu comme étant étrange que Christ mette un tel obstacle devant les gens et qu’Il établisse une telle condition pour pouvoir Le suivre ; une condition qui est tout à fait contraire à la nature humaine. Personne ne veut renoncer à lui-même ; nous voulons nous préserver, et l’auto-préservation est la première loi de la nature, selon ce que j’ai entendu dire. Et pourtant il établit une condition pour tous ceux qui souhaitent Le suivre qui est exactement contraire à la nature humaine ; qui va à l’encontre de tout ce que l’on apprend à l’école ; qui contredit notre instinct d’auto-préservation ; qui déploie toute la puissance de notre vie naturelle contre Jésus-Christ ; et qui réduit le nombre de ceux qui viendront.

Il est clair que très souvent notre Seigneur a cherché à réduire le nombre de ceux qui allaient venir, et Il a fait cela en augmentant la qualité de ceux qui pouvaient venir. Mais nous, nous faisons tout le contraire, nous nous intéressons à la quantité, et peu importe la qualité. Si seulement nous pouvons les faire venir ! Si nous pouvons simplement les faire venir pour prier, alors nous pouvons dire, « Deux mille neuf cent douze personnes sont venues ! » ou « Cinq cent six personnes sont venues ! » Eh bien notre Seigneur s’intéressait peu à combien de personnes venaient ! Mais Il a dit « Si quelqu’un veut venir, qu’il vienne – il est le bienvenu. Je suis venu mourir pour lui; je me lève pour plaider pour lui, et s’il veut venir, qu’il vienne. Mais en venant, qu’il renonce à lui-même. Qu’il fasse exactement le contraire de ce que dit le monde, et de ce qu’il paraît naturel de faire. »

Eh bien je me demande si ce Christ qui a établi cet obstacle – cet énorme obstacle devant l’entrée dans le royaume des cieux – je me demande si c’est le même Christ que celui que nous avons besoin aujourd’hui d’excuser, d’altérer, d’amender, et pour qui nous avons besoin de plaider et de supplier pour gagner des adeptes, ce Jésus qui donne tout et ne demande rien ! Est-ce le même Jésus qui sourit et encourage les hommes d’affaires avides de gain, les hommes politiques malhonnêtes et les les artistes charnels ? Est-ce le même Jésus ? Je ne pense pas ! Paul nous a parlé d’un autre Jésus, et je pense qu’on a lâché parmi nous un autre Jésus et celui-ci n’est pas le Jésus du Nouveau Testament, et ce n’est pas le Christ de Dieu !

Parce que le Christ de Dieu ne supplie pas les hommes d’affaires ; et Il ne campe pas devant la porte d’une danseuse sensuelle à moitié convertie, la suppliant de venir et supportant tout et excusant toutes sortes de choses pourvu qu’elle vienne ! Il dit simplement, « Viens, si tu as soif. Viens, si tu le veux. Quiconque veut, qu’il vienne. Qu’il vienne à moi ! » Mais Il ne plaide pas, et Il ne supplie pas et Il n’enjôle personne pour qu’il vienne, et Il ne fait aucun compromis, et Il ne change en rien Ses conditions. Il donne Ses conditions, et c’est à vous de les accepter.

Beaucoup de personnes viennent à l’autel en pleurant et nous disons, « Eh bien, celui-là est vraiment convaincu de péché. Il est vraiment en train de se donner au Seigneur. » Mais en réalité, ce qu’il fait c’est qu’il essaie de faire accepter au Seigneur ses conditions ! Non, le Seigneur n’acceptera jamais vos conditions ! Vous mourrez et vous irez en enfer avant qu’Il accepte vos conditions ! Lui Il met Ses conditions sur la table, et c’est à vous de les accepter ! Il est Dieu, et vous êtes un pécheur ! Et c’est vous qui remplissez Ses conditions ! Les jeunes gens acceptent Ses conditions. Les enfants acceptent Ses conditions. Nous acceptons tous Ses conditions, que nous soyons présidents ou rois ou reines, nous avons tous à accepter Ses conditions. Il ne fait jamais de compromis ! « Qu’il vienne à Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il Me suive. » Voilà ce que c’est que d’accepter Christ !

Qu’est-ce que c’est que d’accepter Christ ? Eh bien, permettez-moi de définir la chose un peu plus précisément. Accepter Christ c’est créer un lien avec la personne de Christ, avec la personne de Jésus-Christ. Ce n’est pas de tomber amoureux d’un tendre Jésus. C’est réaliser que ce tendre Jésus est également Seigneur et Dieu ! Que Dieu L’a fait Seigneur sur toutes choses et L’a fait Tête de l’Eglise et qu’Il possède les clés de la mort et de l’enfer et qu’Il sera assis sur le trône, jugeant toute l’humanité, et que Dieu a mis toute puissance entre Ses mains – ce puissant Seigneur Jésus ! C’est créer un lien avec Lui qui est révolutionnaire, bouleversant, et qui transforme la vie. Si votre conversion chrétienne n’a pas bouleversé le sens de votre vie, si elle n’a pas transformé votre vie, alors vous n’êtes pas du tout converti, vous êtes simplement une victime de l’hérésie qui s’appelle « acceptez Jésus » !

Alors, qu’est-ce que c’est que d’accepter Jésus ? C’est créer un lien avec la personne de Christ qui n’est pas seulement révolutionnaire, mais qui est aussi complet. C’est à dire que vous ne pouvez pas segmenter votre vie. Beaucoup d’entre nous essayons de segmenter notre vie et nous disons, « Jésus, tu peux prendre le salon et la salle à manger et la chambre à coucher mais les chambres au fond du premier étage et celles du grenier tu ne peux pas y aller. Et tu ne dois pas aller dans le sous-sol ; tu ne peux venir que dans certaines parties de ma vie. » Eh bien, cette sorte d’attitude horrible et cette façon ignoble de traiter avec le Seigneur Jésus-Christ ne peut résulter à la fin en autre chose que la perdition ! Accepter Christ cela signifie que je L’accepte dans tous les domaines de ma vie et de mon être, afin qu’il puisse se créer un lien avec Lui, un lien émotionnel, intellectuel et volontaire qui est complet, et qui ne laisse aucune partie de ma vie inchangée.

S’Il ne peut vous contrôler, alors Il ne peut vous sauver. Et s’Il ne peut pas vous contrôler en totalité, alors Il ne peut rien contrôler de vous. Et il s’agit d’un lien qui est exclusif. Je veux dire par là que Christ ne peut pas être l’un de nos intérêts, entre autres. On me dit que dans certains pays il y a des gens qui acceptent Christ et ils le mettent sur un trône un peu comme on mettrait une statue sur un trône dans sa maison, mais ces gens en font l’un de plusieurs intérêts vitaux. Il est simplement un centre d’intérêt en plus.

Il y a une église située sur Riverside Drive dans la ville de New York en face de l’autre tombe, « Grant’s tomb » et là ils ont une sorte d’édifice au dessus avec une arche et ils ont des figures en ciment ou peut-être en pierre taillée – certainement en pierre vu le prix que cela a coûté – et ces figures représentent celles de différents hommes. Si je me souviens bien il y a Moïse et Socrate et Newton et ils ont aussi Jésus. Et ils ont également Washington et quelques autres. Jésus est là ! Il représente un centre d’intérêt parmi tant d’autres !
Écoutez-bien mes frères : un chrétien c’est quelqu’un qui se spécialise. Il est exclusif. Il croit en Jésus-Christ exclusivement. Il croit en Lui en tant que Seigneur exclusivement et cela exclut tout autre intérêt, tout autre sauveur potentiel – cela exclut tout autre espoir.

Le chrétien qui est véritablement né de nouveau et qui a vraiment accepté Christ L’a accepté exclusivement de façon qu’Il soit pour lui comme le soleil est pour la terre : sa vie gravite autour de Lui. Il est le soleil central et vous êtes en orbite autour de Lui, retenu par les liens de Son amour et éclairé par la lumière de Sa face. Et c’est vrai que vous pouvez avoir d’autres intérêts, mais ceux-ci sont mineurs et secondaires et ils doivent prendre leur place derrière ce qui est en premier : Christ ! Le Seigneur Jésus-Christ est le premier ! Et pour Lui, je renonce à tout ; à Lui, à Jésus-Christ mon Seigneur et mon Sauveur je donne tout ! Il a le droit de me commander ! Il est le chef de ma femme, Il est le chef de mes enfants, Il est le chef de mes ambitions, Il est le premier et tout le reste est en dernier !Tout le reste ce n’est pas le christianisme du Nouveau Testament, mes frères et sœurs ; tout le reste c’est du compromis et cela laisse les gens à moitié sauvés, déconcertés, frustrés, déroutés et dans l’obscurité !

Jésus-Christ est votre Sauveur exclusif et toutes les autres relations sont déterminées et conditionnées par cette merveilleuse et irrésistible relation ! Ne voyons-nous pas cela dans les histoires que nous racontent les missionnaires? Ne le lisons-nous pas dans le « Livre des Martyres de Foxe » ? Ne le voyons-nous pas dans les histoires des hommes et des femmes qui tout au long des siècles ont cru en Jésus-Christ et ont dû abandonner leur famille pour Le suivre ? – qui ont cru en Jésus-Christ et qui ont dû abandonner leur emploi pour Le suivre ? — qui ont cru en Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur et qui ont dû faire des choses qui ont raccourci leur vie afin de pouvoir Le suivre ?

Si vous n’êtes pas suffisamment dévoué à Jésus-Christ et exclusivement attaché à Lui pour être prêt à mettre votre vie en péril pour Lui, je ne vois pas comment vous pouvez prétendre être chrétien !

A.W. Tozer

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mardi 11 janvier 2011

Tout faire dans l’esprit, une nécessité vitale ! Henri Viaud-Murat

Pourquoi Dieu veut-Il nous sauver et nous faire passer par une nouvelle naissance? Pour que nous puissions marcher par l’esprit, comme le Seigneur Jésus l’a toujours fait sur cette terre! Que de dégâts causés par la chair! Le dernier bastion de Satan, c’est la chair religieuse!


L’apôtre Paul écrit aux Colossiens:
« Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père » (Colossiens 3: 17).
Cela ne signifie évidemment pas que nous devions prononcer la formule « au nom de Jésus » chaque fois que nous disons ou faisons quelque chose! Nous serions vite traités de malades mentaux, et avec raison!
Faire quelque chose « au nom de Jésus » signifie « faire quelque chose en tant que représentant de Jésus, de la part de Jésus, et comme Jésus l’aurait fait à notre place ».
Cela n’est pas rien, et nous devons prendre très au sérieux ce commandement!

A ce propos, nous devons nous élever énergiquement contre tout baptême fait en employant la formule « au nom de Jésus », ou toute exigence de « rebaptiser au nom de Jésus » quelqu’un qui aurait déjà été baptisé « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».
Cette fausse doctrine fait beaucoup de ravages dans certaines régions du monde, et résulte d’une mauvaise interprétation de la Parole de Dieu. On en vient à ignorer complètement l’ordre donné par le Seigneur Jésus Lui-même, qui nous a demandé de baptiser Ses disciples « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit »:
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28: 19-20).
Si Jésus nous ordonne d’enseigner à Ses disciples d’observer tout ce qu’Il nous a prescrit, nous devons donc commencer par baptiser les nouveaux convertis comme Il nous a ordonné de le faire.
Pour revenir à notre thème, certains pourraient penser qu’il ne nous sera jamais possible de parler et d’agir en permanence comme le Seigneur Jésus. Toutefois, si Dieu nous l’ordonne, c’est qu’Il nous a rendus capables de le faire!

De nous-mêmes, par nos propres forces humaines, nous ne pourrions jamais obéir à un tel ordre, tellement exigeant et absolu! C’est pour cette raison que le Seigneur a voulu faire passer par une nouvelle naissance spirituelle tous ceux qui se convertiraient à Lui.
Si nous avons accepté Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, nous devenons en Lui de nouvelles créations, créées « selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 24).
Ces « nouvelles créations » que nous sommes en Jésus-Christ ont déjà été entièrement équipées pour marcher par l’esprit, comme Jésus Lui-même! Mais nous devons le croire, pour pouvoir le faire!
Si nous continuons à croire que nous sommes toujours ceux que nous étions avant notre conversion à Christ, il est évident que nous ne pourrons jamais parler et agir comme le Seigneur Jésus! Car, avant notre conversion, nous avions une nature de pécheurs, qui nous rendait incapables d’obéir à la volonté de Dieu.

Tandis que notre nouvelle naissance fait de nous des hommes et de femmes créées « selon Dieu », c’est-à-dire à l’image de Dieu. Nous devenons un tabernacle vivant du Seigneur Lui-même, qui vient demeurer par Son Esprit dans notre esprit régénéré.
Si nous croyons que nous sommes effectivement ce que Dieu dit que nous sommes en Christ, nous verrons se manifester ce que nous sommes en Christ dans toutes nos paroles et toutes nos actions!
C’est pour cette raison que le Seigneur nous ordonne aussi de « mettre à mort » tout ce qui provient de la chair, ou qui peut encore être inspiré par la chair dans notre vie.
Nous pouvons le faire, si nous croyons que nous sommes nous-mêmes, en Christ, morts à toute notre vie passée, morts au péché, morts au monde, morts à Satan, et morts à la chair.
C’est le fait de savoir que nous sommes « morts à la chair » qui nous permet de mettre pratiquement à mort tout ce qui est encore charnel dans nos paroles ou nos actions, dès que le Seigneur nous en rend conscients.

« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3: 1-10).
« Faire mourir les membres qui sont sur la terre » signifie en fait: « réduire à l’impuissance complète la puissance de péché et de mort qui demeure dans vos membres ».
C’est cette puissance de péché et de mort, quand elle nous contrôle, qui nous pousse à prononcer des paroles ou à commettre des actes charnels: impudicité, impureté, passions, mauvais désirs, cupidité, idolâtrie, colère, animosité, méchanceté, calomnie, paroles déshonnêtes, et autres choses semblables.

Toutes ces choses sont encore les traces du « vieil homme » dans notre vie. Nous devons nous « dépouiller » de toutes ces traces du vieil homme, en « renonçant » par la foi à nous laisser contrôler par tout ce qui vient de la chair, et que nous connaissons fort bien, puisque nous étions ce « vieil homme » avant de devenir un « homme nouveau » en Christ!
C’est l’homme nouveau que nous sommes, dans notre esprit régénéré, qui est parfaitement capable de parler et d’agir « au nom de Jésus »! Que Dieu soit béni pour l’immensité de Sa grâce envers nous! Lorsque nous nous revêtons de cet « homme nouveau », alors nos paroles et nos actes sont faits « au nom du Seigneur Jésus »!
Et nous commençons à nous revêtir de cet « homme nouveau », quand nous sommes pleinement convaincus que nous sommes cet « homme nouveau » en Christ!

Nous avons également besoin en permanence de la lumière du Seigneur, et du Saint-Esprit, pour discerner toutes les ruses de la chair, qui est prête à employer tous les subterfuges les plus subtils pour continuer à exercer son emprise sur nous.
Parmi les ruses les plus subtiles et les plus dangereuses de la chair, nous devons dénoncer les agissements de ce que nous appelons « la chair religieuse ».
Il s’agit toujours de la chair, mais d’une chair qui tente de passer inaperçue, en se déguisant en « ange de lumière », comme son maître, Satan!
C’est ainsi que la chair est prête à s’emparer de toutes les vérités de la Parole de Dieu, à les proclamer, à les enseigner, et même à les mettre en pratique, pourvu que ce soit d’une manière charnelle et non spirituelle! 

C’est pour cela que nous pouvons dire que la « chair religieuse » est le dernier bastion de Satan dans la vie du Chrétien! Cette « chair religieuse » est donc d’autant plus dangereuse qu’elle peut passer inaperçue, si nous n’exerçons pas notre discernement spirituel!
Nous pouvons être même séduits au point de nous croire très spirituels, au moment même où cette chair religieuse nous contrôle!
Que signifie « mettre en pratique une vérité de la Parole de Dieu, mais d’une manière charnelle »?
Cela signifie simplement recevoir une vérité biblique, la connaître et l’accepter dans ses moindres détails, être capable de l’expliquer aux autres et de l’enseigner, mais sans que cette vérité ait profondément changé notre propre manière de parler et d’agir. En fait, nous n’avons pas laissé le Saint-Esprit nous introduire Lui-même dans une mise en pratique spirituelle de cette vérité.
Prenons un exemple fréquent, celui du remariage des divorcés.

Le Seigneur nous affirme dans Sa Parole que tout remariage d’un(e) divorcé(e) est un adultère. Je ne vais pas, dans le cadre de cet article, développer à nouveau tous les arguments bibliques qui me permettent d’affirmer et d’enseigner cette vérité. Je l’ai déjà fait par ailleurs sur ce blog, dans l’article intitulé « Le couple selon Dieu ».
Certaines personnes, après avoir étudié cet enseignement, sont pleinement convaincus qu’il s’agit bien là d’une vérité divine. Ils sont persuadés qu’un remariage de divorcé est bien un adultère.
Mais ils ne sont pas encore spirituels. Ils sont charnels. Ils vont donc se saisir de cette vérité (comme d’ailleurs de n’importe quelle vérité biblique) et s’efforcer de la mettre en pratique d’une manière charnelle et non spirituelle.
Ils vont, par exemple, essayer d’imposer cette vérité à d’autres Chrétiens qui n’en sont pas encore convaincus. Ou bien ils vont « pousser » des divorcés remariés à se séparer immédiatement, sans attendre que les intéressés soient parvenus à leur propre conviction personnelle devant le Seigneur, ni que le Saint-Esprit les ait conduits Lui-même dans la mise en pratique de cette vérité dans leur vie.

Nous pourrions prendre un autre exemple en ce qui concerne la guérison divine par la foi.
La Parole de Dieu nous enseigne que Jésus-Christ, sur la croix, S’est chargé de nos maladies et de nos infirmités, et que nous sommes guéris par Ses meurtrissures.
Nous pouvons être pleinement convaincus de cette vérité, mais être contrôlés par la chair dans notre manière de vivre cette vérité, ou de conseiller les autres dans ce domaine délicat.
Si nous « poussons » quelqu’un à se confier entièrement en Dieu pour sa guérison, sans faire appel à la médecine des hommes, alors que la foi de cette personne n’est pas encore bien assurée, nous risquons de lui faire subir une catastrophe!
Notre action doit se limiter à proclamer la vérité de la Parole de Dieu, mais en prenant soin de laisser ceux qui nous écoutent entièrement libres de prendre eux-mêmes leurs décisions, dans une pleine conviction.

Il vaut mieux développer notre propre foi, et prier pour les malades avec succès, plutôt que de pousser des malades mal affermis dans la foi à se confier entièrement en Dieu pour leur guérison! Si nous ne sommes pas capables de les guérir au nom du Seigneur, pourquoi leur demander de faire entièrement confiance à Dieu pour être guéris?
Nous devons veiller aussi à ne pas faire de notre propre foi une pierre d’achoppement pour les autres.
« Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu » (Romains 14: 22).
Cela signifie que tu peux te confier en Dieu pour ta guérison, si tu en as la foi. Mais ne fais pas étalage de ta foi et de tes exploits devant les autres, ce qui risque de les culpabiliser, ou de les pousser à faire de même, mais sans qu’ils aient la foi que tu as! Et tout ce qui n’est pas le fruit d’une conviction personnelle est péché!
Il vaut bien mieux leur enseigner la Parole de Dieu, ce qui va faire grandir leur propre foi en la guérison divine!

Que de dégâts causés par cette « chair religieuse »! Seigneur, délivre-nous des hommes charnels qui veulent nous imposer Ta Vérité! Touche-les, afin qu’ils deviennent spirituels, et qu’ils apprennent de Toi à vivre Ta Vérité dans l’esprit, et à aider véritablement les autres à la vivre dans l’esprit, s’ils ont leur coeur bien disposé à vouloir le faire!
Quand c’est le Seigneur Lui-même qui nous dirige dans la mise en pratique de Sa Vérité, tout doit se faire dans la paix et dans l’amour. Le Seigneur peut alors nous conduire Lui-même dans les étapes pratiques de l’obéissance à Sa volonté.
Tandis que quand c’est la chair qui conduit dans la mise en pratique d’une Vérité divine, cela ne peut produire que des mauvais fruits, du désordre et un mauvais témoignage.
Le Saint-Esprit ne nous a pas été donné pour nous contraindre et nous « pousser » hâtivement à entrer dans la volonté de Dieu, mais pour nous convaincre de péché, de justice et de jugement, et pour nous apprendre à obéir de manière spirituelle et non plus charnelle.
Nous pouvons affirmer avec force des vérités bibliques, mais prenons garde à ne pas les imposer aux autres, ni à laisser la chair s’en emparer, pour qu’elle finisse par détruire et ravager, au lieu de construire et d’édifier dans l’Esprit!

« Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix » (Jacques 3: 18).
« Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5: 9).
Bien-aimés, que votre zèle pour la Vérité, et votre désir de défendre la Vérité, ne soient pas pour vous un piège pour tomber dans la chair! Car celle-ci va tenter sournoisement de vous pousser à prendre des mesures charnelles, c’est-à-dire, le plus souvent, des mesures hâtives, légalistes et tranchantes.
Lorsque nous sommes conduits par l’Esprit, il est possible que nous puissions parfois prendre des mesures tranchantes, qui peuvent paraître hâtives et légalistes. Mais, parce qu’elles sont faites dans l’esprit et conduites par le Saint-Esprit, ces mesures produiront finalement du bon fruit.
Tandis que des mesures hâtives, légalistes et tranchantes inspirées par la chair ne produiront que des catastrophes spirituelles! Ces mesures auront l’apparence de vouloir défendre la Vérité, mais elles n’en auront que l’apparence! Car la source de l’inspiration de ces mesures, de ces paroles ou de ces actions, c’est la chair et non l’esprit!

Certains pourraient alors demander: « Mais que dois-je donc faire, dans cette situation? »
Je lui répondrais: « Tu peux proclamer une Vérité de la Parole de Dieu. Tu peux t’efforcer de la vivre d’une manière qui soit agréable au Seigneur. Mais ne te hâte pas trop de conseiller aux autres la manière de mettre cette Vérité en pratique dans leur vie, tant que tu n’auras pas la certitude que ton conseil soit vraiment spirituel! »
On n’a pas le droit de s’improviser « conseiller spirituel », simplement parce que l’on a compris et accepté une Vérité biblique! Nous ne pouvons donner des conseils spirituels que si nous sommes nous-mêmes spirituels!
A ceux qui ont des problèmes, nous pouvons donner avec prudence des conseils pratiques sur la manière d’obéir à la Parole de Dieu. Mais il vaut souvent mieux, lorsque nous ne sommes pas certains de la qualité spirituelle de nos avis, leur conseiller de s’approcher eux-mêmes du Seigneur, afin qu’Il les dirige Lui-même dans la mise en pratique de Sa Parole dans leur vie!

La « chair religieuse » est en général très légaliste. Ceux qui agissent sous l’emprise de la « chair religieuse » sont souvent très désireux d’obéir scrupuleusement au Seigneur et de Lui plaire en toutes choses. Mais ils n’ont pas compris que notre manière d’obéir au Seigneur doit être également spirituelle! Ils s’efforcent de contraindre les autres, au lieu de les exhorter et de les convaincre.
« Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs » (Colossiens 3: 14-15).
L’amour de Christ est le « lien de la perfection ». Cela signifie que l’amour divin est la puissance qui nous relie et nous attache à la perfection de Christ! C’est par l’amour de Christ que la perfection de notre nouvelle nature, qui est aussi la perfection de Christ, va pouvoir se manifester le mieux.
Plus nous devenons spirituels en Christ, et plus l’amour et la paix de Christ nous envahissent, et saturent nos paroles et nos actions!

En conclusion, nous dirons que ce ne sont pas toujours ceux qui connaissent le mieux la doctrine de la marche par l’esprit qui marchent le mieux par l’esprit! Mais ce sont ceux qui sont réellement passés par la mort et la résurrection en Christ qui marchent le mieux par l’esprit. Ce sont ceux dans la vie desquels la croix a laissé l’empreinte la plus profonde.
Seules les souffrances que nous pouvons endurer, lors de notre long et permanent processus de crucifixion pratique, peuvent nous rendre malléables entre les mains de Dieu, et réellement compatissants, patients et remplis de douceur envers nos semblables.
L’apôtre Paul écrit aux Corinthiens:
« Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète » (2 Corinthiens 10: 3-6).

Paul ne cherchait pas à imposer les vérités de la Parole de Dieu. Mais il travaillait puissamment à renverser les forteresses des faux raisonnements, afin d’exhorter les autres, et de les convaincre de la vérité, par l’Esprit et la Parole de Dieu. Il savait bien que les armes avec lesquelles nous combattons ne doivent pas être charnelles, et qu’elles le sont hélas trop souvent.
Nous ne pouvons pas prétendre parler et agir « au nom de Jésus », tout en parlant et en agissant dans la chair! Il y a là une contradiction fondamentale!
Faisons donc de l’apprentissage de la marche par l’esprit notre priorité absolue! Prions le Seigneur de faire de nous des hommes et des femmes spirituels! Et soyons pleinement convaincus que le Seigneur Se plaira à exaucer cette prière!

mardi 21 décembre 2010

La chair est du diable, mais l’esprit régénéré est de Dieu ! Henri Viaud-Murat

La « chair » est souvent considérée comme notre « nature humaine. » On tend donc à sous-estimer sa nocivité, et à la considérer comme moins dangereuse que Satan et ses démons. Quelle erreur! Tout ce qui est charnel est directement inspiré par Satan, donc tout aussi dangereux!


« Lequel d’entre vous est sage et intelligent? Qu’il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre coeur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix » (Jacques 3: 13-18).


Jacques oppose la « sagesse qui vient d’en haut » à la « sagesse terrestre ». Quand il parle de « sagesse », il fait référence à l’esprit qui inspire et anime notre comportement.
La « sagesse qui vient d’en haut » n’est autre que celle du Saint-Esprit. Elle produit en nous le fruit de l’Esprit. Elle est « premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité et d’hypocrisie. » 


Cette description de la « sagesse d’en haut » complète admirablement celle que Paul fait du fruit de l’Esprit:
« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5: 22-23).
« Nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière » (Colossiens 1: 9-12).


La sagesse divine nous permet de porter toutes sortes de bons fruits, et de manifester la nature et le caractère du Seigneur Jésus dans notre vie.
A l’opposé de cette sagesse divine, Jacques dénonce une autre sagesse qui, si elle nous anime, produit un « zèle amer », un « esprit de dispute », du désordre » et « toutes sortes de mauvaises actions ».
Jacques décrit cette sagesse comme étant « terrestre ». En effet, depuis la chute, depuis que le péché et la mort sont entrés dans l’humanité, celle-ci, sur la terre, est entièrement animée par cette « sagesse » d’en bas.
Ce qui est intéressant, c’est que Jacques, en appelant cette sagesse d’en bas « terrestre », ajoute aussitôt qu’elle est également « charnelle et diabolique. »
C’est l’un des passages qui nous montre le lien étroit qui existe entre tout ce qui est terrestre ou charnel, et tout ce qui est diabolique. 


Quand la mort est entrée dans le monde, c’est-à-dire dans l’humanité pécheresse, c’est en fait une puissance de péché provenant du diable qui a pris le contrôle des êtres humains. Les pensées de Satan sont devenues celles des hommes, ce qui explique que les pensées des hommes soient aussi celles de Satan. C’est ce que le Seigneur Jésus Lui-même a dit à Son disciple Pierre:
« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » (Matthieu 16: 21-23).


Pierre est apparemment animé d’excellentes intentions, pleines d’humanité. Il ne veut pas que son Maître souffre injustement et soit mis à mort. Mais il ne comprend pas que ces pensées humaines, et même humanistes, l’empêchent de comprendre la nécessité spirituelle de la mort expiatoire du Seigneur Jésus.
Le Seigneur discerne l’origine de ces pensées, et reprend sévèrement Satan, qui avait inspiré à Pierre de telles pensées. C’est à cette occasion que le Seigneur nous donne une profonde révélation: les pensées du diable ne sont pas les pensées de Dieu, mais ce sont celles des hommes!


Cela signifie donc que le malin, en prenant le contrôle de l’humanité déchue, lui a injecté ses pensées, au point que les pensées du diable sont devenues celles des hommes. Le corollaire est vrai: les pensées des hommes sont aussi celles de Satan.
Une telle révélation nous permet de nous tenir soigneusement en garde contre toutes les pensées, théories et doctrines élaborées par les hommes, et tout particulièrement contre ce que les hommes considèrent comme élevé.


« Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui. Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos coeurs; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu » (Luc 16: 14-15).
Réalisez-vous la portée de cette affirmation du Seigneur Jésus? « Tout ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu »!


Jésus ne dit pas: « Certaines choses qui sont élevées parmi les hommes sont une abomination devant Dieu, » mais « TOUT CE QUI EST ÉLEVÉ PARMI LES HOMMES »! Tout ce que les hommes considèrent comme élevé, digne d’intérêt, digne d’être suivi et honoré, tout cela n’est qu’une abomination devant Dieu! Cela devrait suffire à comprendre à quel point la corruption du péché et de la mort a profondément contaminé la nature humaine! Cessons donc de faire une différence entre une « nature de Satan », qui serait véritablement abominable de méchanceté, et une « nature humaine », qui aurait des bons et des mauvais côtés, mais qui ne serait pas aussi méchante que la nature du diable!


Il suffit de voir de quelle sauvagerie meurtrière sont capables les hommes, quand ils laissent libre cours à la puissance de péché qui les domine!
Tout ce qui est terrestre et charnel est également diabolique pour le Seigneur!
Voilà qui devrait sérieusement motiver tous les Chrétiens nés de nouveau à être éclairés sur tout ce qu’il pourrait encore y avoir de charnel dans leur vie, afin d’en être définitivement débarrassés, et afin de pouvoir marcher par l’esprit, selon la « sagesse d’en haut »!
La « chair », nous devons le répéter, est une puissance de péché et de mort, qui demeure dans les membres de tout Chrétien né de nouveau. Notre esprit régénéré a entièrement échappé au contrôle de cette puissance de péché. Mais nous devons aussi apprendre à échapper au contrôle de cette puissance de péché dans tous les aspects de notre comportement pratique!
Nos yeux spirituels doivent donc s’ouvrir dans deux directions opposées:
  • Nous devons tout premièrement « voir » la réalité de notre nouvelle nature, « assise dans les lieux célestes en Christ », et « créée selon Dieu, dans une justice et une sainteté que produit la vérité ».
  • Mais nous devons aussi « voir » toutes les manifestations de la chair dans notre comportement pratique, afin de pouvoir être délivrés de toute emprise de cette puissance de péché.
Pour cela, nous devons:
  • Cesser de nous identifier avec notre ancienne personnalité, façonnée en nous par le « vieil homme ». Le « vieil homme » était notre esprit, tel qu’il était avant notre nouvelle naissance. Jésus a mis ce « vieil homme » à mort, et l’a ressuscité en « homme nouveau » semblable à Lui. Mais ce vieil homme avait façonné en nous une personnalité à laquelle nous nous étions complètement identifiés. Il va falloir apprendre à nous détacher complètement de cette « vieille personnalité ». Nous devons cesser de nous voir tel que nous étions avant notre nouvelle naissance!
  • Commencer à nous identifier à notre nouvelle personnalité, qui est entièrement différente de l’ancienne, aussi différente de l’ancienne que le jour l’est de la nuit! Cette nouvelle personnalité est « l’homme nouveau » que nous sommes en Jésus-Christ, et qui est aussi le tabernacle vivant du Seigneur.
Plus vite nous nous détacherons par la foi de notre ancienne personnalité, en nous identifiant à notre nouvelle personnalité en Christ, et plus vite nous cesserons de marcher par la chair, pour marcher de plus en plus par l’esprit!
La connaissance de notre nouvelle personnalité nous est tout simplement donnée par la connaissance de Christ. Plus nous connaîtrons Christ tel qu’Il est, et plus nous connaîtrons aussi qui nous sommes en Lui, puisque nous avons été recréés à Son image!
Quant à notre prise de conscience de tout ce qui peut encore être charnel dans notre vie, dans nos pensées, nos habitudes et nos comportements, c’est l’oeuvre du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu en nous.


Plus nous serons remplis de l’Esprit et de la Parole de Dieu, et plus nous identifierons rapidement et facilement tout ce qui est encore charnel en nous.
N’oublions pas que Dieu ne remplira jamais de Son Esprit ceux qui ne veulent pas être remplis! Mais Il Se hâtera de remplir de Son Esprit, et de remplir de plus en plus de Son Esprit, tous ceux qui le désirent sincèrement, qui le désirent plus que tout sur cette terre!
La Parole de Dieu nous offre une aide inestimable pour débusquer la chair et identifier ses oeuvres. Plusieurs passages nous donnent une description claire des oeuvres de la chair:
« Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’adultère, l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, les meurtres, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables » (Galates 5: 19-21).
Bien entendu, cette liste de 18 caractéristiques (3 fois 6!) n’est pas limitative! Mais on peut regrouper ici ces caractéristiques en trois groupes:
  • Celles qui concernent toutes les manifestations de l’immoralité et des dépravations, sous toutes leurs formes: adultère, impudicité, impureté, dissolution, ivrognerie, excès de table, et « choses semblables ».
  • Celles qui concernent toutes les manifestations de la haine, de la violence et de l’agressivité: inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions, sectes, envie, et meurtres.
  • Celles qui concernent toutes les impuretés proprement spirituelles: idolâtrie (en particulier les fausses religions, mais aussi ce qui va bien avec les fausses religions: l’amour de l’argent et la cupidité) et magie (ou tout ce qui est sorcellerie et occultisme).
« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3: 1-10).


Dans ce passage, Paul donne une autre liste d’oeuvres de la chair. Par rapport à la précédente, il ajoute: les passions, les mauvais désirs, la cupidité, la colère, la méchanceté, la calomnie, et les paroles déshonnêtes.
Mais il fait aussi une glorieuse déclaration: « Vous êtes morts » à toutes ces choses! « Faites donc mourir » ces choses, en y renonçant par la foi, parce que vous savez que vous en avez été rendus capables par votre mort et votre résurrection en Christ!


De son côté, l’apôtre Jean écrit:
« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » (1 Jean 2: 15-17).
Jean décrit toutes les oeuvres de la chair en employant une expression frappante: « tout ce qui est dans le monde »! Et tout cela se résume, dans le fond, à deux mots: convoitise (de la chair et des yeux) et orgueil!


Ne pouvons-nous pas reconnaître, dans toutes ces caractéristiques, ce qui constitue la nature et le caractère mêmes de Satan? Et tout cela est dans la chair!
Oui, la chair, cette puissance de péché et de mort, s’efforce de produire en nous le caractère même de Satan! Et plus la fin des temps approche, plus nous constaterons que ce caractère de Satan se manifeste dans la vie des hommes et des femmes qui sont dominés par cette puissance de péché et de mort.


« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là » (2 Timothée 3: 1-5).
Voilà tout ce que produit la puissance de péché et de mort dans la vie de tous ceux qui sont sous son emprise!


Ces « oeuvres de la chair » ne sont donc pas quelque chose de bénin! Mais il s’agit de quelque chose de profondément et de directement démoniaque! Voilà la vraie nature de la puissance de péché qui habite dans nos membres!
Nous ne pouvons pas nous permettre de traiter à la légère ces oeuvres de la chair, comme s’il ne s’agissait que de quelques « petits défauts » de caractère!
Vous pouvez donc comprendre combien il est capital que nous soyons libérés de toute emprise de la chair!
Seule la croix de Jésus a pu en venir à bout! Seule la croix de Jésus peut nous libérer de cette emprise démoniaque!


Or il est impossible d’être libéré de la puissance de la chair, si nous ne sommes pas passés par une mort et une résurrection en Christ, et si nous n’avons pas compris, et accepté par la foi, l’oeuvre de la croix. Cela place la croix au centre de notre délivrance!
Dans ce monde, la mort physique est la fin de tous les problèmes terrestres! Certes, pour ceux qui ne sont pas sauvés et qui meurent dans leurs péchés, la mort physique n’est nullement la fin de leurs problèmes dans l’au-delà! 


C’est pour cette raison que le Seigneur Jésus est mort! Il a voulu nous faire mourir en Lui et avec Lui, afin que tous ceux qui croient en Lui trouvent dans Sa mort, et dans Sa résurrection, une délivrance complète de la puissance du péché et de la chair.
« Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5: 14-21).


Bien-aimés, nous sommes morts, en Christ, à cette puissance de péché et de mort, même si celle-ci continue à demeurer dans nos membres! Et nous sommes ressuscités, en Christ, à une vie céleste entièrement nouvelle! Quelle libération! Nous pouvons à présent vivre pleinement pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous, Christ! Nous pouvons savoir que tout ce qui se manifeste de mauvais dans nos pensées, dans nos sentiments, au niveau de notre âme, ou de notre être intérieur conscient, ne vient plus de nous-mêmes, ne vient plus de notre nature véritable, mais vient d’une puissance de péché qui continue à demeurer dans nos membres, mais dont nous avons été libérés! Nous ne sommes plus esclaves de ces choses!


Ce n’est donc pas parce que nous sentons « monter de l’intérieur » un sentiment de colère ou de convoitise, par exemple, que nous sommes condamnés à nous livrer à ces sentiments!
Il nous suffit de savoir que ces pensées ou ces sentiments charnels ne proviennent pas de notre véritable nature, et qu’entre eux et nous, il y a la puissance de la croix! Il y a la mort de Jésus! Il y a Sa résurrection!
Nous devons constamment méditer ces vérités, jusqu’à ce qu’elles s’impriment de manière indélébile dans notre conscience, et que nous vivions dans cette réalité spirituelle d’une manière parfaitement naturelle, sans nous forcer, sans même y réfléchir!


« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix » (Romains 8: 1-6).


Paul nous exhorte à « nous affectionner aux choses de l’esprit ». Le verbe grec traduit par « s’affectionner » devrait plutôt être traduit par « penser constamment ». On pense constamment à ce que l’on aime, et à ceux que l’on aime! Nous devons « penser constamment » aux choses de l’esprit! Penser constamment à ce que le Seigneur Jésus a accompli à la croix. Penser constamment que nous sommes de nouvelles créations à l’image de Jésus! Penser constamment que nous sommes au bénéfice de la loi de l’esprit de vie, c’est-à-dire de la Loi de la Vie de Christ qui agit dans notre esprit régénéré! Penser constamment que cette loi de l’esprit de vie est infiniment plus puissante que la loi du péché et de la mort qui est toujours dans la chair!
Gloire à Dieu pour ces Vérités qui alimentent et fortifient constamment notre foi! Quand nous les avons comprises et crues, ces Vérités nous permettent d’accomplir dans notre vie toute la volonté de Dieu! Plus rien ne nous est impossible, parce que rien n’est impossible à Dieu, et que tout est possible à celui qui croit! 


Gloire au Seigneur Jésus qui a tout accompli pour nous!